Hotel de Ville : Le Conseil municipal derrière son président

Hotel de Ville : Le Conseil municipal derrière son président

La machine judiciaire s'est emballée vendredi dernier avec l'interpellation, suivie du placement en garde à vue, du maire de la commune de Libreville, Léandre Nzue, pour présomption du crime de "détournement de fonds publics, blanchiment des capitaux et mauvaise gestion".

Le soutien sans faille des groupes politiques siégeant au Conseil municipal de Libreville, dont M. Nzue est le président, n'a donc eu aucun effet face à la détermination des autorités à traiter cette affaire avec rigueur et sans complaisance. En effet, dans une déclaration commune, le jeudi 10 septembre 2020, lesdits groupes politiques soutiennent leur maire, s'opposent à une éventuelle humiliation de celui-ci parce que titulaire d'un mandat du peuple souverain, puis dénoncent ce qu'ils considèrent comme une "avalanche de coups publics sur les responsables d’institutions municipales", tout en revendiquant davantage la souveraineté du Conseil municipal.

"Les présidents des groupes politiques, ne préjugeant en rien des faits évoqués, nous pensons, cependant et tout rationnellement, que l’acharnement qui est constaté corrompt malheureusement la bonne foi de certains", insistent-ils. Puis font remarquer que "tout semble se passer comme s’il n’existe plus de Conseil municipal à Libreville composé d’élus, c’est-à-dire des représentants des citoyens, qui ont à dire si ce n’est à décider. Le contrôle de l’action du Conseil municipal se fait aussi à l’occasion de l’examen des comptes administratifs et de gestion. Curieusement et malencontreusement, nous voyons d’autres personnes décidées à ravir la souveraineté du Conseil municipal. Tout porte à croire que l’État n’a aucun regard sur le Conseil municipal".

"L’État exerce effectivement un double contrôle administratif et financier par la tutelle du ministère de l’Intérieur et du ministère des Finances. L’État exerce aussi un contrôle juridictionnel par la Cour des comptes", ajoutent-ils, avant d'inviter les conseillers municipaux à "refuser d’être le réceptacle des guerres d’ailleurs. Nous devons tenir fort pour protéger la souveraineté du Conseil municipal comme le font d’autres institutions. C’est nous qui devons décider de Libreville, de par les mandats que nous détenons tous de nos concitoyens. Cette prérogative, ce pouvoir ne revient à nulle autre personne. Gardons au plus profond de nous que la loi nous donne des pouvoirs de souveraineté que nous devons exercer".



NDEMEZO'O ESSONO



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