Grogne des étudiants de l'UOB : entre ramdam et malentendus

Grogne des étudiants de l'UOB : entre ramdam et malentendus

D'abord au siège de la direction générale de l'Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) à Oloumi, le lundi 23 novembre 2020. Ensuite hier à l'Université Omar-Bongo (UOB), les étudiants en colère ont manifesté assez bruyamment. Un mécontentement, avancent-ils, dont l'origine se trouve dans le retard accusé dans la perception de leurs allocations d'études au titre de cette année académique.

À la décharge des apprenants, il faut avouer que les paiements des bourses qui se font attendre sont récurrents année après année. Conséquence, ces situations provoquent des montées d'adrénaline chez les intéressés.

Il est en effet notoire qu'à chaque début d'année académique, la sempiternelle et brûlante préoccupation du paiement des allocations des bourses d'études se pose sans cesse, au point de devenir quasi-incurable aux yeux de l'opinion. Exaspéré par le caractère fréquent de ces revendications, un parent d'étudiant n'a pas eu tort de se demander "si tout ce que l'on dit réaliser souvent au bénéfice des étudiants repose même sur du concret. Auquel cas l'on ne serait pas là à vivre ces ébullitions spontanées et brusques qui affectent le fonctionnement des administrations concernées par le problème, et même la circulation des personnes sur certains axes".

De fait, à propos de la circulation, force est de reconnaître que, comme c'est souvent le cas à l'occasion de ces événements, les usagers de la route ont eu maille à partir hier avec les manifestants qui ont barré le boulevard Paul-Marie-Yembit. Piétons et automobilistes ont passé des heures, attendant que la "houle" se dissipe. Et celle-ci ne l'a été qu'à la suite de l'intervention des forces de l'ordre, qui ont dû user des moyens adaptés pour rendre à nouveau la circulation possible et, surtout, fluide.

Mais, en parlant de "tout ce que l'on dit réaliser souvent au bénéfice des étudiants", l'homme pointe, entre autres, "la bancarisation des intéressés", une certaine modernisation dans le paiement des bourses d'études et dont la mise en œuvre, pouvant se targuer de traduire une formidable avancée, n'était pas dépourvue d'une réelle satisfaction.

Mais les cris et autres déclamations ne revendiquaient hier qu'une seule chose : le besoin d'une bourse d'études. Que s'est-il passé pour que celle-ci ne soit pas payée, alors même que ses bénéficiaires ont reçu l'information selon laquelle "le paiement de l'allocation d'études du mois de novembre sera effectif au plus tard le 20 novembre 2020" ? 

Les étudiants avaient commencé à saliver, espérant ainsi entrer en possession de cette manne. Malheureusement, grande fut leur déception en découvrant qu'il n'en est rien du tout. Mais de certaines pesanteurs liées à la difficile situation économique peuvent naître ces déplorables crispations. De nouveaux mécanismes d'octroi de bourse pour privilégier la performance académique ont débouché sur un certain nombre de restrictions.

Aussi, pour cette année académique 2020-2021, la Commission technique de l'ANBG planchait-elle sur un effectif de près (sinon plus) de 40 000 étudiants enregistrés contre 17 744 en 2012. Une explosion aux conséquences financières insoupçonnées.



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