Entretien-bilan avec le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage chargé du Programme Graine... : ...Biendi Maganga-Moussavou : "Si nous voulons baisser nos importations, il faut absolument que nous arrivions à produire ces denrées dans notre pays"

Biendi Maganga-Moussavou, aura contribué à mobiliser, avec le concours du ministère de l'Economie, auprès de divers bailleurs de Fonds, notamment la Bad, l'AFD, le Fida, la BDEAC..., des financements qui, à terme, devraient s'élever à 184 milliards de francs. Ce montant, selon lui, donnerait au gouvernement, dès 2019, les moyens d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours, notamment en améliorant le soutien aux petits producteurs et aux entrepreneurs agricoles mais, surtout, de s'attaquer au chantier de la réduction de nos importations alimentaires qui s'élèvent à 400 milliards de francs par an. Pour Biendi Maganga-Moussavou, l'année 2019 doit marquer un tournant décisif dans la transformation de l'agriculture de notre pays. Est-ce possible ? Éléments de réponse dans l'entretien ci-dessous.

Ancien ministre des Petites et moyenne entreprise (PME), Biendi Maganga-Moussavou a été nommé à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, chargé du Programme Graine, le 28 février 2018. Dix mois plus tard, quelles sont les actions menées par le membre du gouvernement et son équipe pour faire de ce secteur un contributeur incontournable du développement économique de notre pays ?

l'union : M. le ministre, vous êtes à la tête du département de l'Agriculture depuis février 2018. Quel était l'état des lieux du secteur agricole gabonais dans son ensemble lorsque vous avez pris vos fonctions ?

Effectivement, je suis à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage chargé du Programme Graine depuis 10 mois et je dois relever que c’est un grand honneur de pouvoir servir mon pays dans un secteur classé stratégique et prioritaire par le PSGE (Plan stratégique Gabon émergent, ndlr) et le Plan de relance de l’économie. S'agissant de votre question, l’analyse du secteur, à mon arrivée dans ce département, mettait en évidence, d’une manière générale, la faiblesse de la production nationale agricole de notre pays, qui se traduit par une augmentation constante des importations de denrées alimentaires. Mais l’examen plus en détail a fait ressortir quelques points de satisfaction. On peut, notamment, citer les performances de l’agro-industrie qui, en quelques années, a mis en place plus de 50 000 ha de palmier à huile, faisant ériger notre pays au rang d’exportateur d’huile de palme. De même, le Programme Graine mis en œuvre par la Sotrader, le Prodiag exécuté par l’Igad, avec l’appui de l’AFD, le Projet de développement agricole et rural (PDAR) financé par le Fida, ont permis d'accroître de manière significative l’offre en produits agricoles sur nos marchés. En réalité, les contraintes du secteur agricole sont liées à un déficit de l’offre de formation,...

Propos recueillis par Willy NDONG



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