Le président du parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) et ancien Premier ministre, va-t-il être placé sous mandat de dépôt, cette nuit, à la prison centrale de Libreville ? Va-t-il rentrer chez lui après une nuit passée en garde à vue dans les locaux de la direction générale des Recherches (DGR) ? Ou bien devrait-il encore rester dans cette unité spécialisée de la Gendarmerie nationale ?
Ces questions, l'on se les pose depuis quelques heures, suite au défèrement de Alain-Claude Bilie-By-Nze devant le parquet de la République. En attendant de connaître ce qui sortira de son audition, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mikolo, s'est exprimé sur ce dossier, cet après-midi.
Le maître des poursuites a informé que l'ex-député du canton Ntang-Louli, dans la province de l'Ogooué-Ivindo, a été interpellé pour présomption d'escroquerie et d'abus de confiance. Des faits qui remonteraient à 2008, en lien avec la Fête des cultures organisée cette année-là.
Un évènement culturel pour lequel il aurait reçu la somme de 5 millions de FCFA d'une dame et qu'il devait retourner à la propriétaire à la fin de cette manifestation. Ce qu'il n'aurait pas fait jusqu'alors.
D'où, selon le procureur, la plainte de la "victime" qui aurait pourtant relancé maintes fois l'ancien chef du gouvernement. «Les faits sus-évoqués font actuellement l'objet d'une enquête préliminaire par les services compétents du parquet de la République», a indiqué le magistrat, qui a précisé que "la justice a agi en toute indépendance et conformément à la loi".
«La qualification définitive et la suite à donner à la procédure actuelle seront arrêtées au terme de l'enquête encore en cours», a conclu Dick Fabrice Boungou Mikolo.
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