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Faits divers & Justice

Affaire Junior Xavier Ndong-Ndong : verdict en appel le 21 avril 2026

Tribunal de Libreville

Ayant interjeté appel du rendu du Tribunal correctionnel de Libreville condamnant Junior Xavier Ndong-Ndong (poursuivi pour trouble à l'ordre public) à 12 mois d'emprisonnement, de quelles chances dispose son conseil de voir la Cour d'appel judiciaire de Libreville infirmer cette peine ? Ses avocats ont décliné les griefs qui motivent leur démarche, avec un accent particulier sur les irrégularités de la procédure, tant sur la forme que sur le fond.

"Comment expliquer que tous les 13 procès-verbaux du dossier aient été dressés le 5 janvier 2026, avec le même n° 0001 ? Mieux, alors que notre client était placé le 5 janvier à 16 heures sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt, il se trouvait encore à... 20 heures de ce même jour en train d'être auditionné sur PV par les OPJ ?", a noté Me Hugues Boguikouma.

Le président d e la Cour soulignera, lui aussi, "ce don d'ubiquité de Ndong-Ndong de se retrouver en plusieurs endroits en même temps".

Pour Me François Nleme, "aussi bien le fond que la forme ne tiennent pas. D'abord, le principe du contradictoire a été violé, les éléments d'accusation n'ayant été communiqués ni à l'accusé ni à ses avocats ; en outre, sur le fond, l'irrecevabilité de la pièce à conviction qui est la clé USB supposée contenir les vidéos de cette conférence, et qui constitue l'élément matériel, fait tomber alors toute la procédure." C'est aussi l'argument de Me Sosthène Mvé, qui a invité "la Cour à se rattraper en infirmant le jugement du 19 janvier dernier, car sur les 3 éléments constitutifs de l'infraction, le défaut d'un seul entraîne l'annulation de toute la procédure."

Ce que soutient également Me Achille Mba, qui a fait la démonstration de la vacuité de l'accusation de "trouble à l'ordre public qui, en soi, n'est pas une infraction au sens de la loi pénale", se demandant aussi "si l'élément matériel (la clé USB) n'a pas été ruiné de sa substance."

Et Me Moumbembé de poser cette question au maître des poursuites : "En votre âme et conscience, est-ce que ce Monsieur a commis l'infraction dont il est accusé et qui lui vaut cet emprisonnement.Nous devons être guidés par la seule manifestation de la vérité".

Dans ses réquisitions , le Ministère public a reconnu que "des irrégularités entachent la procédure" . Pour autant, il n'a pas lâché du lest, maintenant son accusation de trouble à l'ordre public. C'est ainsi qu'il devait requérir une peine de 6 mois dont 3 avec sursis.

Le verdict est attendu le 21 avril prochain.

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