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Viande avariée à Rio : l'indignation sélective autour de la street food

Viande avariée à Rio

La vidéo d’une brouette remplie de viande infestée d’asticots, filmée au quartier Rio à Libreville, a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs témoignages, le commerçant, de nationalité camerounaise, proposait régulièrement cette viande à des voyageurs en attente des bus pour Ntoum. Depuis, une question revient avec insistance : s’agit-il d’un fait isolé ou d’une pratique récurrente ?

Au-delà du choc suscité par ces images, cette affaire remet sur la table le débat sur la vente d’aliments dans les rues. Il y a quelques mois à peine, la décision de l’ancien maire de Libreville d’interdire cette activité avait été vivement critiquée. Nombreux étaient ceux qui défendaient la street food, rappelant qu’elle existe partout dans le monde et qu’elle constitue une source de revenus pour de nombreuses familles.

Aujourd’hui, les mêmes voix réclament des sanctions exemplaires, voire l’interdiction pure et simple de cette activité. Cette évolution illustre surtout une exigence légitime : protéger la santé des consommateurs. Car le véritable problème n’est pas la restauration de rue, mais l’absence de contrôles sanitaires rigoureux.

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Cette affaire interpelle donc les services compétents. Identifier et sanctionner les contrevenants est indispensable. Mais il est tout aussi nécessaire de renforcer les inspections afin que de tels cas ne viennent pas jeter le discrédit sur l’ensemble des vendeurs qui exercent dans le respect des règles d’hygiène.

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