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"Biens mal acquis" : un vieux dossier qui fait de nouveau parler

Procès des biens mal acquis en France

Depuis quelques semaines, le dossier des "Biens mal acquis" fait beaucoup parler au Gabon. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias, le sujet revient régulièrement. Ces derniers jours, conférences de presse, interviews sur le web, déclarations publiques et réactions d'internautes se multiplient autour de cette vieille affaire mettant notamment en cause les régimes précédents.

Plusieurs personnalités, institutions et activistes ont pris la parole sur cette question. Marc Ona Essangui, sénateur et fondateur de l’ONG Brainforest, qui suit le dossier depuis plusieurs années, est revenu sur la procédure et sur le rôle joué par l'État gabonais. De son côté, Justine Judith Lékogo a surtout mis l'accent sur la restitution des biens au Gabon, tout comme Geoffroy Foumboula Libeka, qui a notamment éclairé là où certains internautes voyaient du flou.

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Mais c'est surtout la récente sortie du président déchu Ali Bongo qui, tous les réseaux sociaux confondus, a suscité une vague de réactions, à la fois négatives et positives. L'ancien président a pris la parole pour contester certains termes utilisés dans ce débat et défendre la mémoire de son père, Omar Bongo Ondimba. Il a aussi rappelé que la justice devait poursuivre son travail.

Sur les plateformes, sa déclaration n'est pas passée inaperçue. Pour certains internautes, concernant Ali Bongo, "il s'agit d'un fils qui défend son père, mais n'empêche que c'est à cause d'eux si cette affaire n'aboutit pas", a réagi l'un d'eux. Sur la restitution, un autre s'interroge : "Si ces fameux biens mal acquis étaient au final restitués, qui en bénéficierait ?". Pour plusieurs, la justice doit faire son travail.

Rappelons que l'affaire remonte à 2007, lorsque des organisations de la société civile ont commencé à saisir la justice française. En 2008, Transparency International France et le Gabonais Grégory Ngbwa Mintsa ont déposé une plainte avec constitution de partie civile.

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