On l'a connue pour ses vidéos virales sans filtre, qui ont fait connaître Zolende, un village situé dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Mais cette fois, Chimène de Zolende, l'influenceuse, semble avoir franchi la ligne rouge.
Dans une vidéo qui a fait le tour de Facebook, la jeune femme, un enfant à ses côtés, affirme elle-même avoir fumé du "Tantpis-Tant-pis" (chanvre). Une "confession" lancée comme un trophée. Résultat : interpellation. Elle aurait été entendue pour apologie de consommation de stupéfiants.
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La notoriété n'est pas synonyme d'immunité. Au Gabon, la consommation de chanvre indien est interdite. Le dire publiquement, s'en vanter devant des milliers d'abonnés, dont une majorité de très jeunes, ce n'est pas de la liberté d'expression. C'est de l'irresponsabilité.
Chimène de Zolende n'est plus une anonyme. Qu'on l'aime ou pas, elle influence. Et dans la vidéo qui circule, on y voit un enfant en arrière-plan. Quelle image donne-t-on à cette jeunesse qui la suit ? Que la drogue est cool, que c'est un moyen d'exister ?
Beaucoup crieront à l'acharnement, peut-être. Mais la loi est la même pour tous. On ne peut pas pleurer le matin sur la délinquance juvénile liée à la drogue dans nos quartiers, e t applaudir l e soi r une influenceuse qui revendique sa consommation.
Cette affaire révèle un mal plus profond : pour rester dans l'algorithme, certains influenceurs sont prêts à tout. Plus c'est choquant, plus ça partage. Plus ça partage, plus ça monétise. Jusqu'au jour où le buzz virtuel devient une convocation bien réelle.
L'interpellation de Chimène doit servir de leçon. Être influenceuse, c'est aussi être responsable. Et les plateformes ne sont pas une zone de non-droit.
À elle de dire s'il s'agit d'une maladresse, d'une provocation ou d'un aveu à prendre au sérieux. Mais cette fois, le message est clair : on ne fume pas la loi.
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