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Société & Culture

SEEG : une ligne en moins et tout s'écroule

Une avarie sur la ligne aérienne 90 kV Bisségué–Owendo est à l’origine de ces désagréments

Cela fait près de deux semaines que les coupures de courant énervent les habitants du Grand Libreville. De Bikélé à Owendo, en passant par Awendjé ou IAI, aucun quartier n'est épargné par la mauvaise qualité actuelle de la fourniture en électricité. Plaintes, colère, inquiétude pour les aliments conservés dans les congélateurs, les nerfs des populations du Grand Libreville sont soumis à rude épreuve. Chacun cherche alors des réponses auprès de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). Pourtant, cette dernière avait réagi dès le 17 septembre.

Avant de réitérer ses explications, le mercredi 23 septembre. Selon la SEEG, tout est parti d'une panne survenue sur l’une des lignes majeures de transport, où un conducteur s’est rompu dans la nuit du 13 au 14, rendant l’axe temporairement hors tension. Sur ses réseaux sociaux, elle indiquait justement, le 17 septembre dernier, qu'une avarie majeure était survenue sur la ligne aérienne 90 kV Bisségué-Owendo.

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La société d'énergie avait indiqué que cette avarie était principalement à l’origine des fortes perturbations dans le Grand Libreville. Elle aurait provoqué des dysfonctionnements en cascade sur plusieurs ouvrages du réseau, entraînant des délestages et une dégradation de la fourniture depuis le 13 septembre. La nature exacte de la panne, le nombre d’abonnés touchés et une date ferme de rétablissement complet n’ont pas été précisés.

LA SEEG AU CENTRE DU JEU•

Aujourd’hui, l’intégralité de la production transitant habituellement par plusieurs infrastructures doit emprunter une unique ligne restante. Mais cette dernière ne dispose pas de la capacité nécessaire pour tout transporter simultanément. Lorsque la demande s’intensifie et approche de la saturation, les techniciens n’ont d’autre choix que de procéder à des délestages volontaires par quartier afin d'équilibrer l'offre et la demande, explique la SEEG.

Trouver une solution technique a exigé une logistique d'urgence. Le navire et les équipements spécialisés des prestataires partenaires venaient à peine de repartir lorsque l’incident s’est produit. La SEEG s’est donc tournée vers des ressources locales. Un équipement de remplacement équivalent, identifié à Oyem, a pu être mobilisé. Grâce à cette intervention, la réparation de la seconde ligne doit être finalisée d’ici à la fin de la semaine. Sa remise en service permettra d'absorber la charge globale et de mettre progressivement fin aux délestages subis par la population du Grand Libreville.

Et pour assombrir un peu plus le tableau, cet incident survient alors que KarPowerShip a initié une maintenance nécessaire et programmée de ses équipements depuis plusieurs jours. Ces travaux de maintenance lourde et d'urgence sur le navire-centrale basé à Owendo ont ponctuellement amputé le Réseau interconnecté (RIC) d'une part importante de sa capacité électrique.

"KarPowerShip n'a pas fait de maintenance depuis bien longtemps. Celle qui est en cours est nécessaire pour permettre la continuité des services. Il était impossible de faire l'impasse sur cette opération, surtout quand il s'agit de machines. Ce qu'il se passe actuellement n'est qu'un malheureux concours de circonstance", indique l'opérateur turc. Mais pour les populations, l'essentiel est ailleurs : elles ne veulent plus dormir dans le noir.

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