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Économie

Parafiscalité à Libreville : les commerçants n'en peuvent plus

Une vue des commerçants lors de leur assemblée générale à la Chambre de commerce samedi dernier

Contrôles intempestifs, convocation avec versement des sommes importantes d'argent. Les commerçants de Libreville et ses environs estiment que cette pression insupportable torpille leur porte-feuille au quotidien et les empêchent de vivre et de mener correctement leurs activités économiques. Ils ont donc crié leur ras-lebol, samedi passé, lors d'une assemblée générale qui restituait les conclusions des démarches entreprises auprès des autorités. Ces opérateurs économiques souhaitent surtout une harmonisation des textes entre les différentes administrations de contrôle de la qualité.

"Il y a un conflit de compétences entre les administrations de contrôle. Nous souhaitons une harmonisation des textes, pour savoir quelle est réellement l'administration compétente en matière d'hygiène, en matière de contrôle de la qualité, etc. En réalité, nous nous retrouvons avec plus de quatre ou cinq administrations qui font la même chose. Tout simplement parce que les textes autorisent cette bizzarerie", souligne Jonas Mougniengou Mbembo, secrétaire général du Syndicat national autonome des commerçants du Gabon (Synacog).

Selon ces commerçants, le secteur de l'alimentation est particulièrement touché. En cause, la multiplication des agréments. Ainsi, le même opérateur présentera son agrément santé à la mairie, au ministère de la Santé, à l'Agasa ou encore au ministère du Commerce. Et chacune de ces administrations est habilitée à lui infliger sa propre amende.

Le syndicat des commerçants juge ces amendes excessives et les majorations horaires intenables. Ils envisagent, à cet effet, des mesures radicales. "Les opérateurs économiques ont décidé […] soit de fermer tous les jours à 18 heures et de fermer tous les week-ends pour éviter ce double paiement" lié aux taxes sanitaires.

La question du pouvoir d’achat et des coûts de production a été également abordée, notamment pour la filière boulangerie.

Alors que les cours mondiaux du blé se sont stabilisés, après la crise du Covid-19 et de la guerre en Ukraine, le prix de la farine locale ne baisse pas. Le syndicat demande à l’État un retour du sac de farine à 16 000 FCFA afin de pouvoir vendre la baguette à 110 FCFA. Le Synacog s'en remet au gouvernement pour trouver des solutions idoines. Car il veut sortir de cette situation intenable.

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