À Libreville, la pression monte autour des prix des billets d’avion. Saisie par de nombreuses réclamations, la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a ouvert, le mercredi 1er avril, une concertation avec les acteurs publics pour faire la lumière sur les pratiques tarifaires et mieux protéger les usagers. À ce tour de table se Trouvaient l'ANAC, la direction générale du tourisme, la direction générale des Impôts, la mairie centrale de Libreville et la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab).
Au coeur des critiques, se trouvent des hausses de prix jugées excessives, des frais additionnels peu lisibles et un manque de transparence, notamment au niveau des agences de voyage. Les échanges ont révélé des écarts notables entre les tarifs affichés et les montants réellement payés par les voyageurs, ainsi que des pratiques commerciales parfois opaques. Cette réunion a donc révélé des enjeux économiques profonds qui dépassent la simple surveillance des prix.
La DGCCRF a rappelé sa mission de contrôle et de sanction, annonçant un renforcement de la surveillance du marché. Aux côtés de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la direction générale des Impôts, elle entend mieux cerner les mécanismes de formation des prix et situer les responsabilités.
La présence de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC) indique une volonté de ne pas négliger le cadre technique. Car il s'agit de s'assurer que toute baisse de prix ou modification de la structure tarifaire ne compromet pas le financement des normes de sécurité et de sûreté aéroportuaire.
Parmi les mesures envisagées, il y a l'intensification des contrôles, l'amélioration de l’information des consommateurs et la mise en place de mécanismes de transparence tarifaire. L'objectif est de restaurer la confiance et prévenir les abus dans un secteur clé de la mobilité.
random pub
