Le 4 décembre 2025, le Conseil des ministres marquait son accord pour ''la validation, conformément aux dispositions de l’article 49 de l’ordonnance n° 009/ PR du 11 février 2016 relative aux partenariats public-privé, ratifiée par la loi n° 20/2016 du 5 septembre 2016, de la négociation du contrat de délégation de services publics relatif à certaines activités de propreté urbaine envisagé sous le format de partenariat public-privé.''
Plus de 3 mois après, le nouvel opérateur chargé de renforcer la gestion des déchets dans le Grand Libreville reste invisible sur le terrain. Alors que les autorités entendaient insuffler une nouvelle dynamique à la propreté urbaine, la réalité, elle, peine à suivre.
Validé dans le cadre d’un partenariat public-privé, ce projet confiait au groupement Ezona des missions précises dans les communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum. Balayage et lavage mécanisé des voiries, curage des caniveaux, enlèvement des encombrants, désherbage et entretien des abords routiers, autant d’actions censées venir en appui au dispositif déjà assuré par Clean Africa.
Mais sur le terrain, aucun déploiement visible. Ni engins, ni équipes, encore moins les premiers 500 emplois annoncés pour la phase de lancement sur les 1 441 promis. Une absence qui interroge, alors même que la capitale continue de faire face à d’importants défis d’insalubrité. Qu’est-ce qui bloque: retards administratifs dans la finalisation du contrat ? Difficultés de mobilisation logistique ou simple décalage entre l’annonce politique et la réalité opérationnelle ?
Aucune communication officielle ne permet, à ce jour, de situer clairement le calendrier de démarrage.
En attendant, les populations, elles, continuent de vivre au rythme des amas d’ordures et des caniveaux obstrués. Et l’image d’une capitale propre, souvent promise, reste encore à construire.
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