Aller au contenu principal
Économie

Grippe aviaire : le Gabon prépare un plan de surveillance

Atelier stratégique consacré à l'élaboration et la validation d'un plan national de surveillance intégrée de l'Influenza aviaire

À l'approche de l'interdiction d'importation du poulet de chair prévue pour le 1er janvier 2027, le Gabon s'active pour sécuriser sa filière avicole au travers du projet Zoosursy. Projet mis en oeuvre par l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et financé par l'Union européenne.

Depuis hier, à Nkok, experts vétérinaires, autorités sanitaires et partenaires internationaux prennent part à un atelier stratégique consacré à l'élaboration et la validation d'un plan national de surveillance intégrée de l'Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), communément appelé grippe aviaire.

Il se tient dans un contexte marqué par la circulation du virus dans plusieurs pays et par l'enregistrement des foyers au Gabon ces dernières années. En 2022, trois foyers dans la zone de Meyang, à une quarantaine de kilomètres de Libreville, qui avaientt entraîné la mort de 15 000 volailles. Plus récemment en septembre 2025, un nouveau foyer du virus H5N1 a été confirmé au Cap Estérias.

Pour Cécile Abadie, ambassadrice de l'Union européenne, "cet atelier arrive à point nommé et réaffirme notre engagement à relever les principaux défis sanitaires mondiaux". L'objectif est de doter le pays d'un plan opérationnel capable de renforcer la détection précoce et faire face à la riposte de cette maladie aux conséquences économiques et sanitaires qui menace la filière avicole.

Le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement, du Climat chargé du conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, a affirmé que "les conséquences de l'Influenza aviaire sont dévastatrices pour la filière avicole, la subsistance des éleveurs et le commerce".

Selon le Dr Yacinthe Guigma, la mise en place de ce dispositif est devenue indispensable, et l'approche "One Health" est importante. En effet, "deux tiers des maladies infectieuses humaines proviennent des animaux et cette proportion peut atteindre 75 % pour les maladies émergentes", a expliqué le coordinateur technique du projet.

À l’issue des cinq jours de travaux, le pays devrait se doter d'un plan de surveillance multisectoriel et intégrer l'IAHP. Pour prendre en compte la nouvelle dynamique épidémiologique chez les mammifères domestiques et sauvages (bovin, renard, vison, pélican…).

random pub

Face à L'Union
EDIG
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
image
Logo