Le Gabon affiche sa volonté de consolider la transparence dans la gestion publique. A cet effet, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), avec l'appui de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), tient depuis hier à son siège, des assises qui portent sur la "bonne gouvernance, le partage de bonnes pratiques et le renforcement institutionnel au service de l’intégrité publique". Des points d'une grande importance, à cause de ce qu'ils s'inscrivent dans une ambition de prévention et de lutte contre la corruption au Gabon.
A cette occasion, le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, a rappelé que le gouvernement fait de la bonne gouvernance un sacerdoce. "Nous ne voulons plus que la bonne gouvernance soit un slogan. Le président de la République nous a instruit d’en faire une réalité", a-t-il déclaré. De son côté, le président de la commission, Nestor Mbou, a insisté sur la dimension stratégique de la coopération avec l'OIF qui, a-t-il espéré, doit aboutir à "un ambitieux programme d’appui institutionnel sur deux années, à l'effet de renforcer durablement les capacités techniques, organisationnelles et opérationnelles de notre institution". Avant de renchérir : "Notre ambition est clairement de faire de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, non plus une action isolée de l'administration, mais une responsabilité collective portée par toute la Nation."
Pour sa part, le représentant intérimaire de l’OIF pour l’Afrique centrale, Marcel Klassou, a rappelé l’ampleur de la corruption à l’échelle mondiale. Selon le FMI, "la corruption représente 1 500 milliards de dollars par an, soit 2 % du PIB mondial", a-t-il souligné. Autant de ressources qui échappent aux États et freinent leur développement.
Sous la houlette de Caroline Goussé et Timoty Razarasoa, experts de l'OIF, cette journée a été rythmée par trois modules de formation portant sur les fondamentaux de la lutte contre la corruption, la déontologie et l’éthique en milieu professionnel, ainsi que les normes juridiques internationales et régionales. Les travaux se poursuivent toute la semaine, avec l’ambition de doter la CNLCEI d’outils plus solides face à un enjeu désormais central pour la crédibilité économique du pays.
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