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Économie

Filière avicole : l'ANPI se penche sur les mécanismes de financement

Une vue des parties prenantes à l’atelier sur les produits financiers adaptés à la filière avicole

L'agence nationale de promotion des investissements (ANPI) a ouvert hier, dans ses locaux du centre-ville, un atelier technique sur les produits financiers adaptés à la filière avicole. Une façon pour l'entité de répondre à la question de savoir comment financer efficacement la filière avicole pour s'inscrire dans l'arrêt annoncé des importations de poulet de chair dès janvier 2027. Producteurs, banquiers et autorités tentent depuis hier d'accorder leurs violons. Et des premières discussions des parties prenantes, il est ressorti une grosse méconnaissance du cycle d'exploitation du secteur. C'est ce qu'a reconnu Prisca Ikapi, de la Société de garantie du Gabon (SGG), qui parle d'un déficit de compréhension, notamment une méconnaissance du cycle d'exploitation du secteur avicole par les acteurs financiers. Mais des pistes émergent déjà, nuance-t-elle. ''Nous réfléchissons sur le type de produit de garantie à leur proposer".

Et pour Amélie Medza, présidente du réseau national des coopératives, "l'atelier a été une très bonne initiative pour faire un état des lieux en matière de financement". Pour elle, les producteurs sont en attente de cet accompagnement financier qui implique par ailleurs structuration, formation et formalisation.

La situation est identique chez les producteurs. Selon Wenceslas Mamboundou, représentant des groupements d'intérêt avicole, il faut se rappeler que "financer l'élevage, c'est financer avec des mécanismes innovants". Il appelle donc à une implication conjointe des banques et des assurances pour le respect de la deadline du 1er janvier 2027. Et il y a de quoi, tant les chiffres rappellent l'urgence d'agir avec près de 65 000 tonnes de volaille importées chaque année contre seulement 4 000 tonnes produites localement.

Le directeur général de l'ANPI, Ghislain Moandza Mboma, estime donc qu'il faut bâtir ''une filière capable de répondre efficacement à la demande intérieure''.

Il reste désormais à transformer les échanges en solutions concrètes, pour que, dès 2027, le poulet gabonais s'impose réellement dans les assiettes.

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