Dans un contexte marqué par la suspension, depuis le 17 février écoulé, des réseaux sociaux par la Haute autorité de la communication (HAC), les autorités gabonaises souhaitent bénéficier d’un appui technique de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) afin de moderniser la réglementation des canaux de communication en ligne. Un environnement profondément transformé par les plateformes numériques et la circulation instantanée des fake news et la désinformation.
Dans ce cadre, l'OIF apparaît comme un partenaire technique privilégié pour accompagner l'État gabonais dans ce vaste chantier. Ce, à travers son réseau d’experts et le réseau francophone des régulateurs des médias, afin d’apporter des références comparatives et des outils d’analyse.
C'est donc à juste titre que le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a échangé, samedi dernier, à son cabinet de travail sis au Centre-ville, avec le représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Alphonse Waguena. La rencontre entre les deux personnalités a permis de tracer plusieurs pistes de travail pour l’année 2026.
L'éventualité de la mise en place d’une stratégie nationale d’éducation aux médias et à l’information (EMI), a figuré en bonne place lors de cet échange. L’objectif affiché est de renforcer l’esprit critique des citoyens face aux contenus en ligne, pour faire pièce aux rumeurs, à la manipulation et aux campagnes de désinformation qui se multiplient de jour en jour.
Avec l'appui de l'OIF, des programmes de formation, à l'endroit du grand public mais aussi des professionnels de l’information et des institutions de régulation, sont envisageés.
random pub
