La grève déclenchée par le personnel des Sucreries du Gabon intervient au plus mauvais moment pour le marché national du sucre. En effet, l’arrêt de travail des salariés – malgré l'instauration du service minimum – paralyse une entreprise déjà confrontée à plusieurs difficultés. Entre autres : vieillissement de son outil de production et baisse des rendements des plantations.
Dans ces conditions, le risque d’une rupture d’approvisionnement n'est pas à négliger. Les Sucreries du Gabon demeurent le seul producteur et raffineur majeur de sucre du pays. Une perturbation durable de la production et de la distribution pourrait affecter l’approvisionnement et peser sur les stocks disponibles pour les ménages et les industries agroalimentaires. La menace est d’autant plus sérieuse que la production sucrière avait reculé de 25,3 % au début de 2026, renforçant le recours aux importations.
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La tension, quant à elle, se lit déjà dans les prix. Le paquet de sucre, officiellement fixé à 900 francs CFA, se vend déjà jusqu’à 1 500 francs CFA, voire 2 100 dans certains commerces. Cette situation favorise la spéculation et risque de renchérir sur plusieurs produits en cas de pénurie durable.
Face à cette pression, le ministère du Commerce a le rôle de veiller au contrôle des grossistes et détaillants, afin de sanctionner les marges abusives et encadrer des importations exceptionnelles. Sachant que celles-ci ont bondi de plus de 212 % pour alimenter le marché.
Au final, la sortie de crise s'impose comme une urgence. Cette issue supposant un dialogue social capable de traiter les revendications, de restaurer la confiance et de préserver travailleurs et consommateurs.
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