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Politique

Pierre-Claver Maganga Moussavou : "Il faut soutenir ce qui va dans le bon sens et s'opposer quand ça ne va pas"

Pierre-Claver Maganga Moussavou, leader du Parti Social Démocrate (PSD)

L'Union • Quel est votre sentiment après avoir pris part à la rencontre présidée par le chef de l'État, le 19 mars dernier, au palais de la présidence de la République ?

-Pierre-Claver Maganga Moussavou : Je voudrais d'abord vous remercier pour l'opportunité que vous m'offrez pour éclairer la lanterne de mes concitoyens. Je tiens à leur dire que, traditionnellement, quand quelqu'un est à la tête d'un village, il consulte avant de prendre des décisions. C'est ainsi qu'il peut consulter des sages ou des personnes expérimentées. Comme on dit chez nous, on ne refuse pas l'appel. Lorsque nous avons été invités par le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, les principes républicains voudraient que nous y répondions favorablement. Surtout que nous lui avons exposé les préoccupations de nos compatriotes. Il a été très réceptif et, à mon humble avis, j'ai senti qu'il souhaite être compris et soutenu dans l'intérêt du peuple. Nous en avons pris bonne note.

Cette rencontre a été ponctuée par la visite de certains chantiers. Votre réaction ?

-Nous avons visité certains chantiers et nous avons été agréablement surpris. On passe devant la Cité de la Démocratie sans se rendre compte du travail qui y est fait. En y entrant, je peux affirmer que les travaux ne nous font pas regretter ce qui existait auparavant. Au contraire, on se rend compte qu'on peut faire mieux. C'est extraordinaire. Quand on voit cela, on se dit que nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait pour promouvoir notre pays. J'espère que cette détermination profitera aux populations, qui attendent des solutions à leurs difficultés.

Depuis quelque temps, l'opposition a initié des rencontres visant à mettre en place une plateforme commune. Vous sentez-vous concerné ?

-Avant la présidentielle d'août 2023, j'étais dans une plateforme. Mais au moment de choisir un candidat, on a décidé, en réalité, de ne pas choisir. Car le choix s'est porté sur une personnalité qui n'avait pas de programme. Chaque fois que j'ai participé à des regroupements de l'opposition, cela n'a rien donné. Chacun a son agenda. Quand j'ai été en difficulté, je n'ai eu aucun soutien. Donc ce sont des combats personnels. Je suis content que l'opposition se regroupe, mais je me concentre aujourd'hui sur des propositions concrètes. Je ne peux pas me contenter de me plaindre. Il faut apporter sa contribution, soutenir ce qui va dans le bon sens et s'opposer quand ça ne va pas. Voilà comment je conçois aujourd'hui mon engagement.

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