Le ton est à l'urgence. Invité de l'émission "26 EN PLUS" sur Gabon 24, lundi dernier, le nouveau ministre de l'Accès universel à l'eau et à l'énergie, Olivier Mouckocko, n'a pas sourcillé en communiquant ses premières orientations : "Dans trois à quatre mois, ce sera palpable. Les centrales sont en construction et l'augmentation de la capacité est en cours."
À noter que le géologue-hydrogéologue hérite d'un secteur à bout de souffle, avec une dette évaluée à près de 150 milliards de FCFA.
Parmi les chantiers immédiats, il cite Kinguélé-Aval. Le barrage de 35 MW, chantier phare de la Ve République, est annoncé à 95 % d'achèvement. Sa mise en service est attendue comme un bol d'oxygène pour Libreville.
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Pour Port-Gentil, le ministre table sur neuf turbines bicombustibles (255 MW au total), dont sept livrées par le groupe turc AKSA.
L'objectif est de renforcer Akournam, Port-Gentil et Lambaréné d'ici mi-novembre. À Mandji, la réhabilitation du poste central doit permettre une jonction avec le grand réseau.
Concernant les autres provinces, il assure un retour à un "fonctionnement presque normal" après les pannes de l'année, grâce notamment à une interconnexion avec la Guinée équatoriale via Oyem pour sécuriser le Nord.
Pour mémoire, lors de sa prise de fonction, Olivier Mouckocko déclarait : "Nous devons soulager nos compatriotes qui manquent d'eau et d'électricité. Les plaintes sont légitimes et il nous appartient de trouver des solutions rapidement."
Le maçon est au pied du mur.
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