La 2e édition de "Septembre en Or" a connu, hier, son point culminant avec un séminaire sur les enjeux du diagnostic précoce des cancers pédiatriques. Une rencontre pour identi er les faiblesses de la prise en charge et ré échir aux moyens d’y remédier.
Lancée autour du thème "Voir tôt, agir tôt", la campagne a multiplié les actions. Le "Foulard Or", le 4 septembre dernier, a permis de former des relais à la reconnaissance des signes d’alerte. Le 12 septembre, la journée "Super-Héros", à la Maison d’Alice, a offert un moment récréatif aux jeunes patients. Puis, le 19 septembre, le tness à la Baie des Rois a poursuivi la mobilisation.
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Le séminaire scientifique et technique organisé hier au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, de la Cité de la Démocratie a permis d’aller plus loin. Professionnels de santé, universitaires, décideurs et société civile ont été réunis autour d’une question : comment améliorer le diagnostic et la prise en charge des enfants atteints de cancer ?
À l’ouverture, le directeur de l’Institut de cancérologie d’Akanda, le médecin-colonel Arnaud Boris Koumba, a insisté sur la vigilance. Parents, enseignants et autres personnes au contact des enfants doivent être attentifs aux changements corporels ou comportementaux.
La présidente de la Fondation Dorcas, Anouchka Oligui Nguema, a évoqué les actions : dons de sang, soutien aux évacuations sanitaires et aux interventions chirurgicales, financement de médicaments anticancéreux, transport de patients venus de l’intérieur du pays et mise à disposition d’un véhicule pour l’Institut de cancérologie d’Akanda.
Mais pour elle, l’action ne peut suffire. "Il y a urgence" , a-t-elle relevé, notamment en raison du nombre limité d’oncopédiatres et des orientations tardives vers les services spécialisés. Entre les premiers signes et le diagnostic, un temps précieux peut être perdu. Dans sa conférence inaugurale, le professeur Ernest Belembaogo a rappelé que les cancers pédiatriques, bien que rares, sont particulièrement agressifs et évoluent rapidement. Ils sont notamment dominés par les leucémies, les lymphomes et les tumeurs cérébrales. Mais ils peuvent aussi répondre favorablement aux traitements lorsqu’ils sont pris en charge à temps.
Le séminaire a mis en relief la nécessité d’examiner les failles du parcours de soins pour dégager des réponses adaptées. Car derrière le "Voir tôt, agir tôt", l’enjeu reste le même : ne pas laisser le temps perdu réduire les chances de guérison des enfants.
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