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Société & Culture

Fonction publique : Laurence Ndong édifie l'opinion sur les récentes radiations

Laurence Ndong, ministre de la fonction publique

Le Conseil des ministres, en sa séance du 18 septembre 2026 à Port-Gentil, a acté la radiation de plus d'un millier d'agents publics. Depuis lors, la mesure fait les choux gras de la presse, et surtout des réseaux sociaux qui tirent dans tous les sens.

Pour édifier l'opinion, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a animé, hier, au siège dudit ministère, mitoyen de l'Hôtel de Ville de Libreville, une conférence de presse lors de laquelle elle a tenu à préciser, d'entrée, que les radiations prononcées s'inscrivent dans le cadre d'une opération d’assainissement d'envergure nationale du fichier de l'administration publique.

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Sur un échantillon de 1 765 dossiers d'agents publics examinés, 1 473 agents sont radiés parce qu’ils sont en rupture de ban avec l'administration : abandon de postes, présalaire, retraités et décès. Parmi eux, 603 sont issus de la main-d'oeuvre non permanente (MONP), recrutés pour la plupart par "simple lettre d'engagement, sous contrat de droit privé" et payés directement à la solde. Ils ont été radiés directement par la Task force.

Selon Laurence Ndong, les dossiers examinés émanent de 37 ministères et institutions, mais avec parfois des situations absurdes. Cas des agents toujours affectés au ministère de la "Bonne Gouvernance", qui n'existe pourtant plus depuis belle lurette. Trois départements concentrent l'essentiel des radiés : Éducation nationale (384 radiations, dont 269 pour abandon de poste), Santé (158 abandons, 29 blâmes) Économie et Finances : 111 radiés.

Au-delà des chiffres, le constat est saisissant : abandons de poste parfois depuis 15 ans, mais avec avancements réguliers. Des actes antidatés, des attestations de complaisance pour couvrir les absents et, plus loin, des fichiers de 65 agents décédés mais encore considérés comme actifs, et 6 retraités jamais sortis du fichier. Un véritable capharnaüm !

L'opération est appelée à s'étendre à l'ensemble de l'administration, avec l'appui des Inspections générales de service.

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