Le samedi 11 juillet prochain, le "Continent noir" va célébrer la Journée africaine de lutte contre la corruption. Un fléau insidieux qui, dans cette région du monde entrave le développement durable, la bonne gouvernance, la paix, la sécurité et la protection des droits humains.
En dépit des progrès notables accomplis dans les cadres juridiques et institutionnels depuis l’adoption, le 11 juillet 2003, de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLCC), la corruption continue de détourner les ressources publiques, d’affaiblir les systèmes judiciaires et de saper la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
Or, la CUAPLCC incarne l’engagement collectif des pays africains à éradiquer ce phénomène, non seulement par la répression, mais aussi par des mesures préventives, la mobilisation de la société civile, le recouvrement des avoirs et la coopération internationale. Dans le même esprit, la Convention réaffirme le lien indissoluble entre la lutte contre la corruption et la promotion des droits humains, de la gouvernance démocratique et de la justice sociale.
Depuis que l’Union africaine a proclamé, le 11 juillet, Journée africaine de lutte contre la corruption, les commémorations annuelles offrent des tribunes stratégiques de réflexion, de plaidoyer et d’action. À l'évidence, il devient impérieux de passer de la simple sensibilisation à une action résolument
accélérée.
Pour l'édition 2026, le thème retenu est « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruption à travers l’Afrique». Ce thème invite l’ensemble des États membres, les agences anticorruption, la société civile, les médias, le monde universitaire, les responsables, les organisations religieuses, les autorités et leaders traditionnels, les acteurs politiques, le secteur privé, les citoyens (...) à accroître considérablement l’impact des mesures de renforcement de l’intégrité sur le continent.
Il s’agit de dépasser les seules réformes institutionnelles de haut niveau pour adopter une approche sociétale globale qui inscrive l’intégrité, de manière délibérée et systématique, dans le quotidien des Africaines et des Africains.
L’intégrité, au sens de la CUAPLCC et de l’architecture plus large de la gouvernance de l’Union africaine, renvoie à l’alignement constant des actions, des décisions et des systèmes sur les principes éthiques, la transparence, l’obligation redditionnelle et l’état de droit. Il s’agit de promouvoir des comportements éthiques et responsables.
Il importe de rappeler que l'Acte constitutif de l’Union africaine et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaissent l’intégrité comme une condition essentielle de la bonne gouvernance et de la réalisation de la dignité humaine.
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Les valeurs fondamentales, qui la sous-tendent (honnêteté, obligation redditionnelle, respect et équité) sont identifiées, codifiées et systématiquement promues par les États membres. De même, les citoyens sont en mesure de manifester les valeurs de l’intégrité et d’exiger des institutions publiques et privées un comportement éthique.
Aussi, les cultures institutionnelles doivent-elles êtres transformées pour valoriser l’honnêteté, la redevabilité, l’équité, le respect et la déontologie du service public.
Par ailleurs, les enquêtes et les poursuites doivent être conduites avec équité, sans ingérence politique et dans le plus strict respect des droits de chaque personne; les mesures de prévention doivent être proactives, inclusives et ancrées dans tous les secteurs de la société;
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