Réuni ce jeudi en Conseil des ministres, le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema a livré un message d’une rare fermeté à l’endroit des membres du Gouvernement et de l’ensemble de l’administration publique. Face aux lenteurs persistantes et aux pratiques jugées contraires à l’éthique publique, le Président de la République a clairement annoncé un changement de méthode fondé sur la rigueur, les résultats et l’exemplarité.
Dans une instruction sans ambiguïté, le Chef de l’État a demandé aux ministres de lutter « avec la plus grande rigueur et la dernière énergie » contre toutes les formes de comportements déviants. Sont particulièrement visés l’inertie administrative, la corruption, la concussion ainsi que l’exigence de contreparties illicites dans le traitement des dossiers des usagers. Autant de dérives qui, selon lui, fragilisent la confiance entre l’État et les citoyens et freinent la transformation du pays.
Le message présidentiel marque une rupture avec toute forme de tolérance. Le Président a insisté sur le fait qu’aucune complaisance ne sera désormais admise, ni de la part des agents publics ni de celle des membres du Gouvernement eux-mêmes. La responsabilité ministérielle a été rappelée dans toute sa rigueur : tout ministre qui couvrirait des pratiques contraires à l’éthique, y serait associé directement ou indirectement, ou ne produirait pas les résultats attendus, s’exposerait immédiatement à un remaniement.
Au-delà de la sanction, le Chef de l’État a dressé un diagnostic sévère du fonctionnement administratif. Il a constaté que l’administration gabonaise demeure insuffisamment orientée vers la performance et peine encore à accompagner efficacement les réformes engagées par l’exécutif. Une situation jugée incompatible avec les ambitions de modernisation du pays.
Pour y remédier, les membres du Gouvernement ont été instruits d’engager une redynamisation profonde de leurs administrations, en cohérence avec les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD). L’objectif affiché est clair : bâtir une administration plus efficace, plus responsable et résolument tournée vers les résultats.
En conclusion, le Chef de l’État a réaffirmé qu’il n’accordera sa confiance qu’aux ministres capables de démontrer, par leurs actes et leurs performances, leur engagement réel au service de l’intérêt général. Un avertissement politique qui sonne comme l’annonce d’une gouvernance désormais placée sous le signe de la reddition des comptes.
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