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Société & Culture

Déguerpis du carrefour SNI : où en est-on 10 mois après ?

complexe Léon-Augé, squatté par les déguerpis du carrefour SNI

Il y a 10 mois, le gouvernement avait procédé, lors d'une casse d'envergure, au délogement de plusieurs familles sur un site jouxtant le ‘‘carrefour SNI’’, dans la commune d'Owendo.

Par la suite, faute de point de chute, nombre de déguerpis décidèrent de s'installer, malgré eux, dans le complexe sportif Léon-Augé d'Owendo. Non loin du Lycée technique national Omar Bongo (LTNOB). Le temps, disaient-ils, que le gouvernement les reloge.

Près d'un an après, leur situation n'a pas évolué d'un iota. Ils continuent de squatter les gradins de cet édifice, vivant dans des conditions pour le moins inhumaines, en dépit de nombreuses démarches entreprises auprès des instances habilitées.

Et comme il fallait s'y attendre, les effets collatéraux de cette réalité précaire sont innommables : 8 morts, des cas d'accident vasculaire cérébral (AVC), des enfants déscolarisés, malnutris et malades. Ces familles disent ne plus savoir à quel saint se vouer pour sortir de cet enfer.

Mais que fait le gouvernement face à cette situation qui accable des compatriotes ? Pour répondre à cette question, la directrice générale du Bien-Être (DGBE) du ministère des Affaires sociales, Rachelle Paillat, s'est voulue explicite.

Selon elle, la direction dont elle tient les rênes avait procédé, en son temps, au recensement des concernés. Comptabilisant ainsi 427 personnes, dont 96 enfants scolarisés. Après cette étape ayant duré 2 mois, des réunions se multiplièrent avec le Collectif desdits déguerpis et la direction générale des Affaires civiles du ministère de l'Intérieur, afin de parvenir à des solutions urgentes et adéquates.

La DGBE proposa des relogements provisoires dans certains hôtels pour les parents, et les enfants scolarisés dans des internats. Toute chose que ces familles repoussèrent d'un revers de la main. Craignant, à tort ou à raison (c'est selon), que cette proposition ne soit définitive. Exigeant dès lors des logements, des parcelles avec accompagnement financier ou tout simplement des remboursements.

Ces propositions auraient été ensuite soumises à la ministre des Affaires sociales, chargée de la Protection de l'enfance et la femme, Armande Longo- Moulengui, qui prit le dossier en main avec d'autres départements impliqués dans la gestion de cette affaire. Ainsi, le 26 mars 2026, une nouvelle réunion se tenait sur instruction du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, lequel avait instruit les différents ministres de trouver des solutions aux problèmes qui gênent aux entournures.

Sauf que des mois passent et les solutions sont toujours attendues par les squatters qui espèrent une sortie heureuse depuis des mois maintenant. La problématique reste entière avec son lot de détresse. Si à la direction générale du Bien-Être, son rôle a été de faire les constats et des propositions, il ressort, en revanche, que les questions financières impliquent d'autres ministères, notamment, le ministère de l'Intérieur via sa direction générale des Affaires civiles, le Budget et d'autres administrations attendues sur ce dossier...

Aujourd'hui, toute la question est de savoir ce qui a été prévu pour sortir ces familles de la précarité ?

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