Aller au contenu principal
Société & Culture

Christian Louembet Onguelé : “L'État a récupéré X-Gest, il faut maintenant voir le volet maintenance et la gestion des codes sources”

Christian Louembet Onguele, secrétaire général de l’Éducation nationale

L’union • Monsieur le secrétaire général, après la rencontre de votre tutelle avec le vice-président du gouvernement et la décision prise de reprendre le contrôle technique et administratif de l'application X-Gest, où en êtes-vous avec le promoteur de cet outil ?

-Christian Louembet Onguele : Effectivement, lors de cet échange entre le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le gouvernement, par l'entremise de la ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale et de l'Instruction civique, Mme Camélia Ntoutoume-Leclercq, ma patronne, avait donné des assurances quant à la reprise en main de l'application X-Gest qui est un bien public au service exclusif de la communauté éducative. Tout cela, parce qu'il nous était revenu que son concepteur, M. Moutsinga, avait unilatéralement instauré un droit d’accès de 1 000 FCFA pour les utilisateurs. Finalement, toutes vérifications faites, il s'agissait d'un abonnement annuel pour tous ceux qui étaient intéressés par les services de l'application. Et non l'accès à l'information scolaire qui reste gratuit.

Et alors… ?

-Alors nous lui avons demandé d'arrêter tout paiement au regard de la confusion et des interprétations que cela a suscité dans l'opinion. Ce qu'il a fait. Mieux, l'État a récupéré son bien. Mais c'est un compatriote et c'est lui qui a conçu le bébé. Pour ne pas qu'il soit complètement sur la touche, il a été décidé que nous nous retrouvions assis autour de la table avec les services habilités de l'Économie numérique afin que nous regardions de près l'ensemble des contours portant, notamment sur la gestion des codes sources, l'hébergement des données et la définition d'un modèle économique viable et gratuit pour l'usager.

Et finalement ?

-Le vice-président du gouvernement nous avait instruits de travailler ensemble avec le ministère de l'Économie numérique. De mettre en place une équipe de travail ou un comité pour une sortie honorable qui permettrait non seulement d'avoir, comme dit plus haut, le contrôle entier sur l'application en matière de transfert de codes sources et d'hébergement des données, mais aussi pour définir un modèle économique qui permettrait au moteur de l'application d'assurer la maintenance. Parce que, en l'état actuel des choses, nous, en tant qu'Éducation nationale, n'avons pas les moyens réunis pour assurer la maintenance. Il en est de même de l'instance informatique habilitée qui nous accompagne. Ce qu'il faut, c'est créer un modèle économique et un avenant pour nous permettre de préparer des équipes de développeurs qui puissent prendre en main cette application une fois les codes sources transmis, et une fois la question de l'hébergement réglée définitivement.

random pub

Carnet Rose
Chaine WhatsApp L'Union
EDIG
image
Logo