Elle viennent de Namibie, d’Ouganda, du Gabon, du Togo. Elles dirigent des compagnies d’assurances, de réassurance, de conseil. Et elles ont choisi de se retrouver, non pas pour célébrer leurs parcours individuels, mais pour construire quelque chose de plus grand qu’elles : une communauté.
La Communauté des dirigeantes africaines a récemment tenu son webinaire international sous le thème "Être femme dirigeante aujourd’hui : leadership, décisions et impact". Près d’une soixantaine de participants issus de huit pays du continent ont répondu présent. Un chiffre qui en dit long sur l’attente, sur la soif d’appartenir à quelque chose qui compte et qui dure.
Car ce qui s’est joué lors de ces échanges dépasse largement le simple partage d’expériences. Patty Karuaihe-Martin, Ritah Mutesi, Marielle Baye, Lety Eposi Endeley et Lola Dulcinette Akoma Ledjele-Abeloko ont parlé de représentation dans les instances de décision, de mentorat , d’obstacles systémiques et, surtout, de la responsabilité collective qui incombe à celles qui ont réussi à franchir les portes. Être dirigeante, oui. Mais être dirigeante pour ouvrir la voie à d’autres, pour nommer ce qui bloque, pour transmettre ce qui élève, encore davantage.
Ce webinaire n’était donc pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une dynamique portée par la SCG-Ré, dont l’engagement ESG et l’adhésion à la Déclaration de Nairobi sur l’assurance durable traduisent la conviction que la performance durable d’un secteur passe par l’inclusion de toutes les intelligences, sans exception de genre. Thierry Abeloko, patron de la SCGRé, l’a rappelé avec force, ''la compétence et la vision n’ont pas de genre''. Ce sont des leviers de gouvernance, pas des symboles. Ces femmes ne réclament pas une place à la table, elles redessinent la table elles-mêmes, et invitent le continent à s’asseoir autrement.
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