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Plaine-Orety : ceux qui sont restés

Abris de fortune à plaine-orety

On aurait pu croire que tout cela appartenait au passé. Mais non. À Plaine-Orety, la page refuse de se tourner. Pour ceux qui auraient oublié ou choisi d’oublier, c’est en juin 2025 que des familles entières ont été déguerpies manu militari de leurs maisons. Une opération qui avait fait couler beaucoup d’encre.

Et il suffit de retourner sur le site pour comprendre que rien n’est réglé. Là, sous des abris de fortune, vivent encore ceux qui n’ont pas eu d’autre choix que de rester, faute de mieux.

Parmi eux, Stéphane, sa compagne, leurs deux enfants dont un nourrisson de 2 mois, qui découvre la vie sous une bâche trouée, bercé par le bruit de la pluie qui s’infiltre de partout.

Longtemps, ils ont vécu là sans bruit, survivant comme ils pouvaient. Jusqu’à ce qu’un reportage expose leur réalité au grand jour : un bébé sans acte de naissance, parce qu’une facture de 80 000 FCFA reste impayée, un père qu’on juge, sans toujours chercher à comprendre. Comme s’il avait choisi cette vie.

Mais non. Stéphane n’est pas né sans-abri, rappelle-t-il. Il avait un toit précaire peut-être, mais digne. Une pauvreté cachée derrière des murs. Et puis un jour, les bulldozers sont arrivés. Et avec eux, une autre forme de misère difficile à dissimuler et donc exposée aux yeux de tous. Aujourd'hui, Stéphane et les siens bénéficient d'un gros élan de solidarité pour un nouveau départ. Rien qui empêche de se demander quelle était l’urgence de précariser autant de vies quand on se rappelle que la nature est en train de reprendre ses droits sur les sites déguerpis.

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