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International

France : un 1er tour de municipales à multiples inconnues

Élections municipales en France

La campagne finie, place avec participation attendue en hausse aux municipales, scrutin traditionnellement apprécié des Français et qui s'annonce à multiples inconnues en particulier dans les grandes villes.

Depuis hier vendredi 23h59 précisément, les dés sont jetés pour le 1er tour de ces élections dont la campagne a été percutée par le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque qui a mis LFI dans la tourmente, et surtout la guerre au Moyen-Orient. Ce contexte de grande tension, au lendemain de la mort d'un soldat français en Irak, ne devrait cependant pas empêcher les Français de se rendre dans l'isoloir, selon un sondage Odoxa-Backbone publié jeudi qui estime que la participation pourrait être comprise entre 65 et 71%.

Si elle s'élevait à 68%, soit le milieu de la fourchette indiquée, elle représenterait un bond d'environ cinq points par rapport aux scrutins de 2014.

Tous les camps appellent à la mobilisation alors que dans la plupart des grandes villes le suspense reste entier sur la configuration de deuxième tour qui apparaîtra ce dimanche.

Triangulaires, quadrangulaires voire quinquangulaires : tout est possible dans les grandes villes, où la dispersion des voix qui existe également au niveau national permettra à de nombreux candidats de dépasser les 10% nécessaires pour se qualifier au second tour.

Si le Rassemblement national et La France insoumise, peu présents dans les municipalités jusqu'alors, ont tenté de nationaliser le débat dans la perspective de 2027, leurs responsables respectifs Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon multipliant les meetings, c'est leur positionnement à l'issue de ce premier tour qui sera essentiellement scruté.

À gauche, les socialistes, et dans une moindre mesure les Écologistes, devront trancher sur d'éventuelles alliances locales avec La France insoumise devenue infréquentable depuis les propos jugés antisémites de son leader sur la prononciation des patronymes juifs Epstein et Glucksmann.

Cette dernière fait pression sur ses anciens partenaires pour obtenir des "fusions techniques", sans soutien, qui lui permettraient de s'implanter dans de nombreux conseils municipaux.

À l'extrême droite, si Marine Le Pen a reconnu jeudi que "le combat est difficile" dans les grandes villes, le président du RN Jordan Bardella s'est dit "ouvert à des discussions" avec des listes conduites par la droite.

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