Le suicide de cet élève, lequel s'est donné délibérément la mort en sautant du toit de la passerelle du Lycée Léon-Mba, n'a pas fini d'alimenter la chronique, car jamais auparavant, dans l'histoire de notre pays, un malheur de cette nature ne s'était produit.
La famille biologique reste plongée dans un profond désarroi. Et la société dans son ensemble, à un questionnement permanent : comment en est-on arrivé là ?
Mais alors que l'on croyait ce suicide doucher désormais toutes autres velléités du genre, voilà que d'autres jeunes tentent, à leur tour, de reproduire le même acte. À Lambarené : un jeune sur le pont d'Isaac. Et un autre, à Libreville, récemment, sur la passerelle du Lycée Paul Indjendjet-Gondjout. Drogue ou pas drogue : admettons que ce réflexe qui habite dorénavant certains de nos enfants à vouloir se donner la mort de manière aussi brusque et brutale, interpelle à bien des égards.
D'autant plus que le suicide, quelle que soit sa forme, est à relier à des causes sociales. Autrement dit, à des causes qui renvoient non pas à l'individu, mais au fonctionnement de la société dans sa globalité.
Le gouvernement doit prendre cette problématique, aux relents dramatiques, à bras-le-corps en multipliant des mesures qui participeraient, peu ou prou, à tordre le cou à ce "fléau" nouveau. En commençant, par exemple, par affecter des policiers à la surveillance permanente des passerelles déjà existantes. Mieux, à trouver les puzzles manquants aux maux à l'origine de cette tendance pour le moins macabre.
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