Depuis quelques jours, une vidéo réalisée par une chaîne de télévision locale, inonde la toile : on y voit un jeune homme (torse nu) qui, devant un micro, affirme, sans sourciller, que sa "cafétéria" a toujours servi de la viande de chien et de chat à ses nombreux clients.
L'on aurait cru à une farce de mauvais goût si le "dos tourné" en question n'avait pas été fermé après un contrôle de routine des éléments de l'Agence gabonaise de la sécurité alimentaire (Agasa). Oui, cela donne froid au dos ! Et l'on peut imaginer la peine qui accable actuellement les "abonnés" dudit "resto".
Le mal est fait ! Et cette révélation, à coup sûr, n'est que la face émergée d'une kyrielle de cette nature qui échappe aux yeux. Mais qui, après découverte, laisse souvent perplexes et dans le remords des centaines de gens qui ont eu à fréquenter ces lieux. Parfois au péril de leur santé. La provenance de la viande souvent consommée étant inconnue voire douteuse. Mais qu'importe le flacon, tant qu'il y a l'ivresse !
Et des anecdotes il y en a à la pelle : sous-vêtement découvert dans un seau de lait caillé, des garnitures souillées dans certains mets ; glaces à base de colorants nocifs…, le lot de dénonciations est long comme le bras. Pourtant, rien n'est véritablement fait pour arrêter ces abus. À Oyem, deux fillettes ont perdu la vie pour avoir bu de la glace contrefaite, qui s'est avérée un piège mortel.
Devant la multiplication de tels faits, le gouvernement ne doit pas biaiser car il y va de la vie des gens. Le Gabon a ouvert ses portes, hospitalité africaine oblige ! Mais il y a comme des habitudes nocives qui s'importent. Qui sont en total déphasage avec nos moeurs. D'où l'exigence d'une vigilance accrue, car des adeptes des "dos tournés", il y en aura toujours.
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