Ouverte le 15 septembre dernier, la Journée de la médecine traditionnelle a pris fin samedi dernier au siège de l'Institut de pharmacopée et de la médecine traditionnelle (Iphametra), non loin de l'hôtel de la CAN, dans le 6e arrondissement de Libreville.
Cette initiative de l'Association nationale des thérapeutes du Gabon (ANTG) avait un objectif : valoriser les savoirs thérapeutiques traditionnels à travers des expositions, des consul tat ions et des démonstrations de produits issus notamment de la pharmacopée gabonaise et africaine.
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L'événement s'est articulé sur trois axes principaux : biodiversité-environnement, phytochimie-biologie et savoir endogène-ethnologie.
Les participants ont mis en relief leurs savoirs : les préparations à base de plantes, de racines, de feuilles ou encore du kaolin. Le tout avec des explications fournies.
Décoctions, breuvages, écorces, savons antiseptiques et thés naturels figuraient parmi les produits exposés. Les thérapeutes affirment les utiliser dans la prise en charge de plusieurs maux : douleurs, troubles digestifs et certaines affections chroniques. Au-delà de la valorisation de ce patrimoine, ils ont souligné certaines difficultés qu'ils rencontrent, notamment l'accès aux analyses scientifiques.
"Il faut des moyens pour aller en laboratoire et analyser nos produits, mais on n’en a pas", déplore une thérapeute, Léonie Bouanga, qui affirme qu'ils sont obligés de tester eux-mêmes leurs produits.
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