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Économie

Le Gabon table sur 4,5 % de croissance en 2027

Thierry Minko, ministre de l'économie

Le Conseil des ministres du vendredi 18 septembre 2026 a adopté le projet de loi de règlement 2025 et celui de loi de finances 2027. Présentés par le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, ces textes décrivent une économie encore exposée aux contraintes de financement, mais soutenue par la diversification, les investissements et la transformation locale.

En effet, en 2025 le Produit intérieur brut (PIB) gabonais a progressé de 3,2 %, malgré le recul de 3,3 % du secteur pétrolier. Le hors-pétrole, en hausse de 4 %, a limité l’impact de cette baisse.

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Pour 2027, la croissance est projetée à 4,5 %, contre 4 % en 2026, avec une progression attendue de 4,6 % des activités hors pétrole et de 4,1 % du pétrole. Le redémarrage de la production de fer, prévu à 1,5 million de tonnes, ainsi que la hausse annoncée de la production du manganèse à 10,35 millions de tonnes, offrent des relais de croissance. Elle dépendra toutefois des cours mondiaux et de la transformation locale.

De plus, le budget 2027 est équilibré à 6 223,1 milliards de FCFA, en hausse de 727,9 milliards par rapport à la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Les recettes atteindraient 3 291,7 milliards, tandis que les ressources de financement s’élèveraient à 2 931,4 milliards, dont 1 144,1 milliards recherchés sur le marché international. Cette structure confirme le besoin de financement. Les charges financières de la dette grimperaient à 667,3 milliards, contre 487,6 milliards en 2026. Les investissements, eux, reculeraient à 1 058,4 milliards, mais resteraient orientés vers les infrastructures et le développement. La maîtrise de l’endettement et la sécurisation des ressources seront décisives.

Enfin, le projet resserre les avantages fiscaux et douaniers : minima d’imposition, contrôle du cumul, évaluation des contreparties et révision quinquennale des clauses de stabilité. Les avantages devront respecter un plancher de TVA de 5 % et, pour les autres impôts, un minimum de 25 % de l’imposition de référence, sauf régimes préservés. Le fer à béton produit à Nkok bénéficiera d’un droit d’importation ramené de 10 % à 2 %, pour soutenir la production nationale et réduire le coût des matériaux.

En 2025, les recettes n’avaient atteint que 87,3 % des prévisions, contre 84,2 % pour les dépenses. L’enjeu de 2027 sera donc de rendre les recettes plus fiables, sans étouffer l’activité productive ici.

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