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Politique

Jeu démocratique : Jean Rémy Yama plaide pour une opposition forte

Jean Remy Yama, le président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP)

Le débat sur la structuration du champ politique s’intensifie à mesure que se dessinent les recompositions entre majorité et opposition. Entre certains, comme Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui plaident pour une coalition unifiée de l’opposition, le pouvoir qui s’emploie à consolider un bloc présidentiel, ou d’autres voix qui interrogent la nature du pluralisme politique en régime présidentiel avec Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi pour qui la notion d’opposition serait inopérante, Jean Rémy Yama plaide en faveur d’une “opposition forte”.

Pour le président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), loin d’être un obstacle à l’action gouvernementale, la concurrence politique constitue une “bienfaisance pour le peuple”. “Il y aura toujours la majorité, il y aura toujours l'opposition”, a-t-il affirmé voulant replacer le débat sur le terrain de la responsabilité démocratique.

Selon Yama, l’équilibre institutionnel repose sur une dialectique essentielle avec une majorité appelée à gouverner et une opposition capable de contrôler, critiquer et proposer. “Une opposition forte fera en sorte que la majorité travaille”, insiste-t-il, soulignant que l’absence de contradiction réelle conduit inévitablement à un relâchement de l’action publique. À l’inverse, “une opposition faible”, estime-t-il, engendrerait un affaiblissement du pouvoir moins contraint à la performance, mais aussi du système politique dans son ensemble. Il défend l’idée d’une opposition forte, affranchie du pouvoir qu’il accuse d'avoir trop souvent cherché à contrôler le jeu politique en installant une “opposition fictive” face à une “opposition réelle”. Pour Jean Rémy Yama, la vitalité de l'opposition conditionne la crédibilité même de la majorité. Il invite d'ailleurs les acteurs au pouvoir à “veiller” à l’existence d’une opposition forte, pour la qualité du jeu démocratique.

À l’heure où le Gabon redéfinit ses équilibres politiques, et que certains se demandent si on peut bâtir une gouvernance efficace sans contre-pouvoir structuré, pour Jean Rémy Yama, la réponse est sans ambiguïté : sans une opposition forte, c’est toute l’architecture démocratique qui vacille.

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