Les femmes peuvent-elles faire rire autant que les hommes ? Ont-elles le "truc" ? Le même ? En tout cas, il fallait être au spectacle "Rire de Reines", à l'Institut français (IF) le 18 avril dernier, pour s'en convaincre. Et c'est ce qu'ont fait près de 400 spectateurs… qui ont effectué le déplacement. Salle comble donc, au point de refuser du monde. Preuve que la curiosité était bien là pour découvrir le talent de ces humoristes.
À l'occasion de la Journée nationale de la femme, la Vapa Scripta a voulu marquer le coup : faire rire les femmes, et pas que, tout en célébrant leur potentiel. Et pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître, s'accordent à reconnaître les nombreux spectateurs.
En première partie, les lauréates de l'Académie des Reines. Après une semaine de masterclass en écriture humoristique, Aurore, Octobry et Chelsie, qui se sont distinguées, ont prouvé que le talent sommeillait déjà en elles. Place ensuite aux figures confirmées de l'écurie Vapa Scripta. Lyz-Lee, présidente de l'Association des femmes célibataires, qui érige le célibat en handicap ; Aude et ses déboires amoureux ; Eunice, persuadée que ses parents auraient pu s'abstenir de la mettre au monde… avec cette tête ; Sherone, subtilement piquante sous la ceinture ; ou encore Aude Karren. Ici, l'expérience donne déjà de solides assises.
Puis direction la Côte d'Ivoire avec Prissy la dégâmeuse, qui assume : les femmes aiment l'argent, et il n'y a rien à changer. Talent brut, efficacité totale. Pour boucler la boucle, Cléclé, la princesse de Bada, toujours en guerre contre les femmes qui convoitent son Ngohou d'époux, achève la salle. Maturité et notoriété s'imposent. À preuve, elle fait monter sur scène le ministre du Rayonnement culturel, Paul Ulrich Kessany, pour quelques pas de danse saccadés.
Fin du spectacle. Verdict : les femmes savent y faire. Talentueuses, engagées et redoutablement efficaces.
Pour le comité d'organisation, c'est une nouvelle victoire. À sa 2e édition, avec ce genre de spectacle, Rire de Reines confirme son potentiel. Et tout porte à croire qu'une 3e édition suivra le même chemin. Aux sponsors désormais de jouer le jeu, pour faire de Libreville un véritable rendez-vous de l'humour africain au féminin.
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