Piles de 16 000 titres fonciers. Le chiffre est éloquent. Derrière ces documents de quelques pages se cachent des vies, des familles, des héritiers, des Gabonais – actifs ou non – qui peuvent enfin jouir pleinement de leur bien.
Car cette acquisition, naguère, relevait du parcours du combattant. Obstacles en cascade, coûts prohibitifs pour le plus grand nombre et, surtout, une administration fiscale et domaniale bondée de roitelets, de mafieux, où l'on pouvait attendre dix, voire vingt ans, en déboursant des sommes considérables, avant de voir aboutir ce fameux titre foncier, quand d'autres ne l'ont jamais eu.
À Lire aussi : Oligui III : nouveau test !
Avec cette remise aux bénéficiaires, Brice Clotaire Oligui Nguema remporte la bataille du foncier. Des milliers de compatriotes qui, après des années de travail, d'occupation et d'investissement sur leur parcelle, ne pouvaient jusqu'ici prétendre en être les propriétaires, accèdent enfin à ce droit élémentaire.
Il y a dans ce geste symbolique la marque d'une promesse tenue. L'expression d'une remise en cause. Et la démonstration qu'un homme peut dominer une administration qui fut à l'origine de tant de malheurs et de la paupérisation voire la clochardisation d'une frange importante de la population, lancée dans une course épuisante après ce titre foncier.
Un exploit. Mais surtout une preuve : oui, on peut changer les choses dans ce pays. Il suffit d'une volonté ferme, d'une détermination sans faille d'hommes et de femmes au service du bien commun. D'une administration qui peut être performante, rompre avec les lourdeurs, les passe-droits, les pesanteurs et les trafics en tout genre qui ont fait tant de tort à la communauté nationale – pendant que d'autres, forts de leur position sur notre sol, disposant d'hectares titrés sans grands frais, ne se privaient pas de les revendre à des populations réduites à des lopins non viabilisés.
Ce qu'il se passe aujourd'hui, bien qu'inédit, est l'illustration que la révolution est possible. C'est, du moins, le défi relevé par Oligui Nguema.
random pub
