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Société & Culture

Dakar/migration : repenser le regard des médias pour mieux informer

Participants après l’ouverture du séminaire sur la migration à Dakar

La question migratoire est au coeur des échanges entre professionnels des médias à Dakar, au Sénégal. Du 5 au 8 mai, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) réunit des journalistes gabonais et sénégalais autour d’une réflexion dédiée à la "Couverture éthique et sensible au genre de la migration".

Une dizaine de journalistes gabonais prennent part à cette rencontre, aux côtés de représentants de la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI) du Gabon, ainsi que leurs confrères sénégalais, avec une ambition commune : lutter contre la désinformation pour mieux comprendre et traiter les questions migratoires.

Organisée conjointement par les bureaux de l’OIM du Gabon et du Sénégal, cette formation vise à outiller les médias afin qu’ils dépassent les stéréotypes et contribuent à freiner les discours de haine. L’enjeu est de taille : replacer l’humain au centre du traitement de l’information et favoriser la cohésion sociale dans un contexte où les migrations restent souvent mal perçues.

À l’ouverture, la cheffe de bureau OIM-Gabon, Josiane Martins Élingui, a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la construction des récits. Le consultant de l’OIM, Valdez Onanina, a, pour sa part, introduit les participants aux dynamiques migratoires en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a notamment rappelé que le Gabon enregistre un taux de migration estimé à 5%.

Au cours de ces échanges qui ont pris la forme d’une discussion ouverte entre professionnels, un constat partagé s’est imposé : le traitement médiatique de la migration reste largement insuffisant. Les sujets émergent surtout lors d’événements ponctuels, comme des arrivées de migrants, sans réel suivi sur le devenir des personnes concernées.

Les participants ont également pointé le manque de sources fiables pour documenter ces parcours, ainsi que la difficulté à vérifier le respect des droits des migrants après leur arrivée. Autre facteur mis en cause : la prédominance de l’actualité politique, qui relègue souvent les questions migratoires au second plan, notamment au Gabon.

Face à ces défis, l’atelier entend susciter une prise de conscience et encourager un traitement plus régulier, rigoureux et humain des migrations. Une étape jugée essentielle pour mieux informer les opinions publiques et replacer ces enjeux au coeur du débat.

La session de formation qui prend fin demain vendredi aborde plusieurs thématiques. Entre autres, la déontologie journalistique et migration, le genre et migration, la désinformation et la mésinformation.

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