Au titre de son appui multidimensionnel auprès des États membres et gouvernements dans le domaine de l'éducation et la culture, la Délégation de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a procédé, le 4 mai dernier, au ministère de l'Éducation nationale, à la remise d'un important lot d'équipements au profit des Centres de lecture et d'animation culturelle (Clac) du Gabon.
C'était en présence de la ministre d'État, Camélia Ntoutoume-Leclercq, du ministre du Rayonnement culturel, Paul Ulrich Kessany, ainsi que de la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, et bien d'autres invités de marque.
Le don remis comprenait un véhicule, un fonds documentaire, ordinateurs et autres bien culturels. Traduisant ainsi, une fois de plus, l’engagement concret de l'OIF en faveur de l’accès au savoir et au rayonnement culturel.
Pour la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, cet équipement ne constitue pas qu'une simple dotation, mais un investissement dans la souveraineté éducative qui vient en réponse au besoin éducatif, culturel et numérique des populations.
"Ces équipements doivent être des instruments de transformations sociales. Car il faut que les Clac soient des lieux vivants où la curiosité rencontre l'innovation. Votre rôle est donc crucial dans le maintien de ces espaces”, a-t-elle souligné à l'endroit des responsables de 10 Clac présents.
Longtemps oubliés et dépourvus d’équipements modernes avec pour incidence immédiate le ralentissement du fonctionnement de ces entités éducatives et culturelles, les Centres de lecture et d'animation culturelle du Gabon vont, grâce à cette dotation, renaître de leurs cendres. Au grand bonheur des populations qui vont avoir accès à un éventail plus fourni de livres, aux numériques et aux outils de l'intelligence artificielle. "Il s'est trouvé que nous avons des problèmes de dysfonctionnement structurel, parce que parfois les acteurs n’étaient pas conscients de leur rôle. Ces dysfonctionnements sont venus du fait que déjà le réseau routier est difficile, les Clac sont installés dans 10 localités, et toutes ces localités ne sont pas forcément faciles d'accès. Avec la réhabilitation du réseau routier, nous pensons que demain sera meilleur qu'aujourd'hui pour nos Clac", s'est exprimé le directeur général de l'Education civique et de l'Alphabétisation, Nicolas Bounounou.
Pour l'histoire, rappelons que le programme des Clac du Gabon a été initié en 1985 par l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), précurseur de l'Organisation internationale de la Francophonie, à la demande de feu président Omar Bongo Ondimba.
La première convention de partenariat portant sur l’implantation de ces structures au Gabon a été signée le 9 octobre 1987 entre le Gabon et l'ACCT.
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