Le calendrier des jours fériés en République gabonaise va-t-il s'allonger ? En tout cas, hier, à l'ouverture de la deuxième session ordinaire du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le président de cette institution, Guy Bertrand Mapangou, a appelé à l'institutionnalisation d'une " Journée nationale fériée". Laquelle, a-t-il précisé, devrait être dédiée " à nos ancêtres aux côtés de nombreuses célébrations des fêtes chrétiennes, musulmanes, bouddhistes et bien d'autres religions venues de loin".
" Cet appel trouve un écho particulier dans le préambule de notre Constitution, qui proclame que le peuple gabonais est conscient de sa responsabilité devant Dieu, ses ancêtres et l'histoire", a-t-il avancé.
Cette session qui, comme la première, s'étalera sur vingt et un (21) jours, fait la part belle à la revalorisation des us et coutumes du Gabon. D'où le choix de l'un des deux thèmes : " Reconnaissance et protection des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif : enjeux et nécessaire régulation". Une problématique qui, à l'entendre, invite à regarder le sol de notre patrie non pas seulement comme une ressource marchande , mais comme le berceau de notre identité. " Nous engageons là, une réflexion sur la coexistence de deux systèmes juridiques qui, bien que poursuivant un même objectif de sécurisation des droits de la terre, soulève de nombreuses interrogations", a-t-il souligné.
L'autre, quant à lui,"L'accès aux soins médicaux : une urgence sociale", s'explique à ses yeux par la nécessité d'interpeller directement les pouvoirs publics, les professionnels de santé, etc. D'autant qu'en dépit des efforts consentis par le gouvernement, de nombreuses difficultés persistent et entravent le fonctionnement des structures sanitaires du pays. " L'hôpital doit demeurer un lieu de vie et non où l'on passe de vie à trépas ", a-t-il martelé.
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