L'Assemblée nationale a amorcé une mini-révolution en recourant au vote électronique, le 26 mars dernier, lors de la plénière dirigée par le 1er vice-président de cette institution, Éloi Nzondo. De manière concrète, le recours à ce procédé ne se limite pas à un simple changement d'outil, mais traduit la volonté du président de cette institution, Michel Régis Onanga Ndiaye, d'améliorer le travail des élus au palais Léon-Mba. D'autant plus que selon les spécialistes, contrairement au vote à main levée, le système numérique permet une centralisation instantanée des voix, éliminant les risques d'erreurs de comptage en accélérant le processus législatif.
En réalité, ce procédé n'est pas une innovation en soi, vu qu'il avait déjà été utilisé en 2014. Mais il était devenu inopérant à la suite de l'incendie qui avait endommagé l'hémicycle de l'Assemblée nationale, à l'issue de la proclamation de l’élection présidentielle d'août 2016.
Quoi qu’il en soit, chaque député dispose d'un terminal sur son pupitre permettant de voter "pour" (bouton vert), "contre" (bouton rouge) ou "abstention" (bouton jaune). Le vote est activé par une carte nominative insérée dans le lecteur du pupitre pour éviter les fraudes ou les votes multiples. Les résultats s'affichent instantanément sur les écrans dès la clôture du scrutin.
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