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Faits divers & Justice

Violences physiques sur une enseignante : responsabilité morale

Le procès du directeur d’Académie provinciale (DAP) du Woleu-Ntem, Luc-Constant Megne

Le procès du directeur d’Académie provinciale (DAP) du Woleu-Ntem, Luc-Constant Megne, s’est donc ouvert, hier, au tribunal correctionnel d’Oyem. Il est poursuivi pour violences physiques sur une enseignante de sa juridiction. Les dénégations à la dernière minute de cette dernière viennent certes jeter le trouble, créant un sentiment de malaise au point de donner lieu à moult interprétations.

Il reste que ce dossier a de quoi choquer, ayant amené dans le box des accusés un responsable censé protéger et encadrer le personnel éducatif. Au-delà du cadre du fait divers relayé de manière virale sur les différentes plateformes médiatiques, cette affaire, en dépit des facteurs déclencheurs, remet au goût du jour la problématique de l’exemplarité.

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Surtout lorsque de tels actes émanent d'un responsable hiérarchique. Lui qui est d'ailleurs très bien placé pour savoir que les enseignants subissent déjà au quotidien la pression des effectifs, du manque de moyens et de la précarité.

Et si ces fonctionnaires dévoués doivent maintenant craindre leurs propres supérieurs, c'est l’école tout entière qui s’écroule. C'est dire que le Tribunal correctionnel d'Oyem a une responsabilité morale relativement au délibéré qui sera prononcé à l'issue des débats. Car sa décision enverra un signal clair. Dans un sens ou dans un autre. Elle pourrait même faire jurisprudence, tout en servant de piqûre de rappel à tous les acteurs du monde éducatif enclins à quelque égarement.

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