Alors que le Syndicat national des enseignants-chercheurs, section université Omar Bongo (Snec-UOB), vient de déposer un préavis de grève sur la table du recteur, pour 8 jours francs à compter d'hier mardi 20 janvier 2026, il serait judicieux que le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr Charles Egar Mombo, prenne la mesure des revendications et fasse preuve d'anticipation, avant que la menace qui plane désormais ne se transforme en grève. Pour cela, il lui revient, sans plus attendre, de définir un cadre de concertation et d'échange permanent avec les partenaires sociaux.
Une posture qui lui permettra d'harmoniser les points de vue divergents, et de rechercher, sans bruit, des solutions à court, moyen et long termes aux problèmes contenus dans le cahier de revendicationsdéposé sur sa table par les enseignants-chercheurs. Car on sait : “Quand l'UOB éternue, c'est tout l'Enseignement supérieur qui tousse”. Autant donc prévenir plutôt que guérir.
Au titre de ces revendications déclinées hier par le bureau du Snec-UOB, citons la mise en place urgente d'une commission tripartite pour examiner et faire aboutir toutes les situations administratives jusqu'à leur mise en solde; l'apurement total de la dette pédagogique de plus de 464 millions de FCFA (comptant pour l'année universitaire 2022-2023) ; la fin de la précarité administrative en pourvoyant sans délai tous les postes vacants ; la régularisation juridique de l'Institut des langues. Sans oublier l'électrification de tous les espaces pédagogiques et l'arrêt du port d'uniforme qui est un signe distinctif des étudiants de la faculté des Sciences.
Autant de maux à l'origine des dysfonctionnements administratifs au sein de l'UOB, auxquels le nouveau ministre fait face. Mais que seul l'esprit de dialogue, qu'il a initié dès sa prise des fonctions, aiderait à surmonter.
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