Fondée en 1997, l’Union des écrivains gabonais (UDEG) est la principale organisation qui fédère les auteurs du pays. Basée au quartier Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville, elle multiplie depuis plus de deux décennies, les initiatives pour valoriser la littérature gabonaise. Après deux ans de mandat de Pulchérie Abeme Nkoghe-Jamboué, c’est Éric Joël Bekale qui a été réélu à la tête de l’UDEG lors du renouvellement du bureau exécutif.
Il avait été installé par la présidente sortante. Il exprime la volonté de "redynamiser notre union et donner une voix plus forte aux écrivains gabonais". Parmi ses priorités : "lancer des prix littéraires gabonais, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays". Le nouveau bureau compte une forte présence féminine : Nene Issembe Diallo à la vice-présidence, Irène Dembe comme secrétaire générale et Zita Rolande Igoué à la trésorerie. Le doyen Maurice Okoumba-Nkoghe, membre fondateur, rappelle toujours que la mission centrale de l’UDEG est de " valoriser la littérature gabonaise, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières ".
Éric Joël Bekae est aussi vice-président de l’Association des écrivains panafricains basée à Accra. Il entend utiliser ce poste pour renforcer les échanges entre écrivains de la sous-région.
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Au nombre des grands combats de l’UDEG, la lutte contre la piraterie. 80 % des livres gabonais utilisés par les élèves sont falsifiés. L’UDEG a déjà mené une campagne "Tous contre le piratage du livre gabonais". Objectif : sensibiliser les libraires et lutter contre les revendeurs de copies, notamment à l’ancienne Gare routière de Libreville.
Pour une politique nationale du livre. Les écrivains déplorent "l’inexistence d’une politique nationale du livre et de la lecture au Gabon". Résultat : papier, encre et impression taxés, livres chers et auteurs qui ne peuvent pas vivre de leur plume. L’UDEG a remis un projet en ce sens aux autorités.
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