Réunis en assemblée générale vendredi à leur siège, les agents de la Société gabonaise de transport (Sogatra) ont voté le principe d'une grève générale illimitée dès cette semaine, si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
Ils dénoncent le non-paiement de 2 mois d'arriérés de salaires et pointent une inégalité de traitement. Selon eux, leurs collègues issus de l'ex-Trans'Urb continueraient à percevoir régulièrement leurs rémunérations. Ce sentiment d'injustice s'ajoute à des critiques plus larges, notamment sur le processus de fusion entre les deux entités, censé donner naissance à la Compagnie nationale de transport (CNT).
Les agents déplorent l'absence de signature du traité de fusion ainsi que le retard dans la mise en place des avenants aux contrats de travail destinés à sécuriser leur statut. Une incertitude qu'ils jugent préjudiciable à l'avenir de la nouvelle entreprise, appelée à regrouper plus d'un millier de salariés et à réduire la dépendance du secteur aux subventions publiques.
Face à ces accusations, le directeur général de la Sogatra, Florent Bakita, a réagi. Il conteste la version des syndicats et affirme que seul un mois de salaire, celui de juin 2026, est actuellement dû. "Le salaire suivant n'étant exigible qu'après le 5 août, conformément aux dispositions du Code du travail". Selon lui, ce retard n'est pas imputable à l'entreprise.
Il explique que le Trésor public, chargé de la prise en charge progressive des fonds, est à pied d'oeuvre pour procéder à la mise à disposition des crédits transmis par la Direction générale du budget. “Dans un délai convenable, tout sera effectif ”, assure-t-il. Non sans ajouter que le dialogue se poursuit avec les partenaires sociaux, associés aux discussions techniques.
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S'agissant de la fusion, il se veut là aussi rassurant : aucune suppression de poste n'est envisagée et les acquis sociaux des agents seront préservés dans la future organisation.
Florent Bakita affirme aussi que le ministre d'État en charge des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, veille au respect de ces engagements et suit quotidiennement ce dossier, conformément aux directives du chef de l'État.
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