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Société & Culture

Santé : quand la chirurgie miniinvasive vient vers le patient

Personnel du Centre Diagnostic de Libreville et de l'hôpital américain de Paris

Des incisions beaucoup plus petites, une récupération plus rapide, à quoi il faut ajouter une réduction des complications postopératoires et une durée d'hospitalisation plus courte : tels sont les avantages de la chirurgie mini-invasive ayant été présentée – et même pratiquée – au Centre Diagnostic de Libreville, le 2 juin dernier, à l'occasion d'une mission médicale menée dans le cadre du programme Medical Talent de l'Hôpital américain de Paris.

Pendant plusieurs jours , médecins gabonais et spécialistes français ont travaillé côte à côte autour des techniques de pointe appliquées principalement au traitement des pathologies de la prostate. L'objectif était de permettre aux patients d'accéder à des soins hautement spécialisés sur place et favoriser la transmission de compétences entre praticiens.

"En déplaçant un médecin, on évite le voyage de 20 familles", a résumé le Pr Aurel Messas, chirurgien urologue à l'Hôpital américain de Paris.

Né dans le sillage de la pandémie de Covid-19, le programme Medical Talent repose sur la conviction qu'il est souvent plus efficace de faire voyager l'expertise que les patients. Une approche qui permet de réaliser en quelques jours plusieurs dizaines d'interventions dans des conditions comparables à celles d'un grand établissement international.

Pour le directeur général du Centre Diagnostic, Loyce Olympio Fanguinoveny, le choix porté sur le Gabon est porteur d'espoir : "Ils auraient pu aller dans un autre pays, mais ils ont choisi le Gabon et aujourd'hui nous sommes très fiers de cela", a-t-il déclaré.

Au-delà des opérations réalisées (6 au total), la question du renforcement des capacités locales a occupé une place centrale lors du colloque organisé en marge de la mission. Agrégé en urologie, le Pr Steevy Ndang Ngou Milama a rappelé que le Gabon ne compte qu'une quinzaine d'urologues, dont deux seulement officient à l'intérieur du pays.

Il estime également nécessaire d'accélérer le recours à ces techniques modernes : "Plus de la moitié des actes que nous posons sont en mini-invasive, mais cela reste insuffisant quand on le compare aux recommandations internationales", a-t-il confié.

Le partenariat ainsi engagé ouvre désormais la voie à d'autres collaborations médicales spécialisées, avec en ligne de mire le développement d'une expertise locale capable de répondre à des besoins de plus en plus complexes qui entourent les pathologies liées à l'urologie.

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