Les 80 kilomètres reliant Pana à Koula-Moutou, capitale provinciale de l’Ogooué-Lolo, redeviennent chaque saison des pluies un véritable calvaire pour les usagers. La dégradation avancée de la chaussée transforme ce tronçon routier en parcours du combattant, entre enlisement des véhicules, longues immobilisations et risques d’accidents.
Les témoignages recueillis sur place se ressemblent. Dès les premières fortes averses, la circulation devient particulièrement difficile. « Nous passons parfois des heures à pousser les véhicules ou à chercher des solutions de fortune pour continuer le trajet », confie un passager habitué de cette liaison routière.
Élèves, commerçants, transporteurs et riverains subissent quotidiennement les conséquences de cette situation. Certains voyageurs préfèrent même renoncer au déplacement, tandis que d’autres prennent le risque d’emprunter une route devenue presque impraticable par endroits.
Pour les populations locales, les impacts dépassent largement le simple inconfort. L’acheminement des produits agricoles vers les marchés de Koula-Moutou est fortement ralenti, réduisant ainsi les revenus des producteurs de Rongassa, Koumbi, Leyassa et des localités environnantes. « Le développement passe avant tout par la route. Sans infrastructures fiables, nos villages restent enclavés », déplore un notable de la région.
Les chauffeurs, quant à eux, disent devoir adapter leur conduite aux conditions du terrain. « Pendant la pluie, chaque trajet devient un pari. Mais nous n’avons pas d’autre choix, il faut continuer à travailler », explique l’un d’eux.
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