Aller au contenu principal
Politique

Rentrée judiciaire : Oligui Nguema fixe le cap

Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, lors de la rencontre avec les acteurs du corps judiciaire.

Placée sous l’autorité du président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Brice Clotaire Oligui Nguema, la rentrée judiciaire s’ouvre aujourd'hui, au Palais de justice de Libreville. Une nouvelle année qui intervient dans le prolongement du CSM tenu le 16 septembre à Port-Gentil, marqué par des promotions, des inscriptions au tableau d’avancement et au cours duquel le chef de l'État a pris acte des décisions du Conseil de discipline tenu deux semaines auparavant.

À la veille de cette rentrée, il a d'ailleurs voulu prendre le pouls de l’institution judiciaire. Une rencontre de cadrage avec les principaux responsables de la magistrature et les représentants du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) s’est tenue le 1er octobre. Au coeur des échanges, la mise en oeuvre des décisions du Conseil supérieur de la magistrature, les conditions de démarrage de l’année judiciaire et les préoccupations du corps judiciaire.

--

À Lire aussi : Mise en conformité des partis politiques : le PDG n'a rien à craindre pour la suite

--

"Nous avons trouvé le président de la République très réceptif, à l’écoute", a déclaré un représentant du Synamag, estimant que la rentrée devrait se dérouler "sous de bons auspices".

Mais derrière les questions corporatistes, c’est surtout la performance de la justice qui semble désormais constituer le principal enjeu. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Augustin Emane, a indiqué que le président de la République a rappelé "l’importance qu’il accordait à la Justice et aux magistrats", tout en les encourageant à accompagner l’oeuvre de construction engagée dans le pays. Le message est clair : la magistrature est appelée à prendre toute sa place dans la transformation du Gabon. Pour le chef de l’État, une justice plus efficace, accessible et impartiale doit contribuer à renforcer la confiance des citoyens, sécuriser les activités économiques et améliorer l’attractivité du pays.

Cette rentrée judiciaire ne devrait donc pas se limiter à l’ouverture d’une nouvelle année institutionnelle. Elle intervient avec une exigence : traduire les décisions prises en actes, améliorer le fonctionnement des juridictions et produire des résultats perceptibles. Soit, faire de l’efficacité de la justice un indicateur concret de l’action publique.

random pub

Face à L'Union
Carnet Rose
EDIG
image
Logo