Alors que la rentrée scolaire vient de démarrer sur toute l’étendue de la RDC, l’épidémie d’Ebola continue de progresser dans l’est du pays. Trois mois après son apparition, la souche Bundibugyo a déjà fait plus de 2 900 morts et met sous pression les autorités sanitaires et éducatives. Depuis juin, plus de 6 041 cas confirmés ont été recensés dans 6 provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Haut-Uele et Bas-Uele.
L’Ituri paie le plus lourd tribut avec à elle seule plus de 80 % des décès. Au rythme actuel, l’OMS estime que cette épidémie pourrait dépasser celle d’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016.
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La souche Bundibugyo complique la riposte. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est encore homologué. Et la riposte s’organise malgré tout. 50 centres de traitement avec 1 300 lits ont été déployés. 21 laboratoires réalisent 3 000 tests par jour et le suivi des contacts atteint 85 %.
Côté prévention, 3 vaccins ciblant Bundibugyo doivent entrer en test dès ce mois de septembre. En attendant, 70 000 doses d’Ervebo, prévues pour la souche Zaïre, ont été acheminées pour protéger le personnel de première ligne. Mais l’argent manque. Le plan du gouvernement pour 6 mois est estimé à 1,3 milliard de dollars, dont 300 millions dédiés à Ebola. La moitié du déficit reste à combler.
Malgré les appels au report des syndicats, le gouvernement a maintenu la rentrée scolaire au 1er septembre.
Au total, 18 sous-divisions éducationnelles et 2 890 écoles sont classées à haut risque. En Ituri, des formations ont été données aux directeurs pour appliquer les mesures barrières.
La vigilance s’étend aux pays voisins. L’Ouganda a été déclaré exempt d’Ebola la semaine dernière après 42 jours sans cas. Le Soudan du Sud et la RCA renforcent leurs dispositifs de préparation.
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