Une semaine de plus à Port-Gentil, et une même ligne de conduite : voir, toucher du doigt, rectifier et, surtout, obtenir des résultats. En prolongeant son séjour dans la capitale économique, Brice Clotaire Oligui Nguema multiplie les incursions dans le quotidien des populations. De la centrale thermique de la SEEG aux salles de classe du Lycée Joseph- Avaro, en passant par les familles vulnérables, le chef de l’État semble vouloir donner un contenu concret à son action sur le terrain.
Ainsi, le 19 septembre, la centrale thermique de la SEEG a constitué l’une des principales étapes de cette séquence. Le président de la République y a inspecté les installations et pris connaissance de l’état d’avancement du projet de réhabilitation et de modernisation. Derrière les équipements et les capacités de production attendues, l’enjeu est d’abord celui du quotidien : mettre fin aux perturbations électriques qui pénalisent ménages, commerces, entreprises et services publics.
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Dans l’Ogooué-Maritime, deux centrales thermiques doivent apporter 50 mégawatts supplémentaires dans les prochains mois. L’objectif affiché est de porter cette capacité additionnelle à 150 mégawatts à l’horizon 2032. Une montée en puissance présentée comme un levier pour accompagner l’activité économique de Port-Gentil et améliorer durablement la fourniture d’électricité.
Mais c’est au Lycée d’État Joseph-Avaro que l’exigence présidentielle s’est exprimée de manière plus directe. Dans son ancien établissement, Oligui Nguema a inspecté les travaux de construction et de réhabilitation des salles de classe. Face à une salle jugée trop exiguë, il a interpellé l’entreprise : "Tout le monde regarde que la salle est petite". Avant d’insister : "Ça c'est une salle de vingt élèves. Tu ne dois pas serrer les tables-bancs". Une remarque qui traduit une volonté de ne pas laisser les réal isat ions s’arrêter aux chiffres ou aux annonces, mais de les confronter à leur usage réel.
La journée s’est poursuivie sur un registre plus convivial, avec des retrouvailles avec d'anciens camarades et enseignant s autour d’un match de volley-ball, remporté par son équipe, puis la remise de ballons à l’établissement. À la Foire municipale, près de 1 500 enfants issus de familles vulnérables ont, eux, reçu des kits scolaires. Là encore, l’action présidentielle se veut immédiatement perceptible : alléger les dépenses des parents et permettre aux élèves d’aborder cette rentrée avec les fournitures nécessaires (lire par ailleurs). Électricité, salles de classe, fournitures scolaires : loin d’une simple succession de visites, le séjour portgentillais dessine une même approche. Pour Oligui Nguema, le chantier politique passe aussi par la capacité à transformer les investissements et les promesses en améliorations visibles.
À Port-Gentil, le numéro un gabonais entend ainsi parler moins des projets que de leurs effets concrets. Là-bas, la prolongation du séjour présidentiel prend alors la forme d’une immersion dans le quotidien, avec une seule exigence : que les projets se mesurent moins à leur annonce qu’à ce qu’ils changent réellement dans la vie des populations.
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