L'activité politique au Gabon est-elle toujours aussi dense qu'avant ? De nombreux observateurs émettent des profonds doutes. Tant, tout laisse à penser qu'il ne se passe plus rien. Chez les partisans de l'ancien régime comme chez leurs opposants d'antan, encore ou au sein de l'UDB ou du PDG, les principales forces du pays, c'est silence radio. Sonnant le glas, ou faisant regretter, des périodes des hautes joutes et autres discussions politiques.
Que s'est-il donc passé pour qu'on assiste à pareil spectacle ? Pendant que certains accusent le nouvel environnement politique et son contexte, d'autres y voient plutôt un concours de circonstances peu favorable à la surenchère qui, depuis les années 1990, était la marque déposée de plusieurs politiques. Toutefois, s'il est presque inconvenant de considérer que des gens jadis au verbe plutôt prolixe se sont étrangement tus, il convient de s'interroger sur ce silence.
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Pourtant ce ne sont pas des questions à aborder qui font défaut. Actions du gouvernement, les préoccupations de politique interne et diplomatique pourraient constituer, pour l'essentiel, la clé de voûte d'une actualité politique abondante. Mais qui pour l'alimenter ?
Cette question ne se poserait même pas si tous ces acteurs politiques avaient pesé le véritable sens de leurs missions. Plus étrange encore est le peu d'entrain du parti présidentiel, l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), à faire le service après-vente de toutes les mesures et réalisations du gouvernement présidé par le président fondateur de cette formation politique. Donnant la nette impression que certains n'ont toujours pas compris l'obligation d'expliquer aux populations et à leurs militants la nouvelle marche du pays. Et ce n'est pas la récente tournée nationale des instances de ce parti qui a répondu à toutes les interrogations.
Une attitude confortée par le manque de visibilité, du moins vu d'ailleurs, sur la coexistence ''naturelle'' entre le pouvoir actuel et ledit parti. Il faut peut-être attendre son prochain congrès, que la rumeur annonce pour le mois de novembre prochain, pour que la mayonnaise prenne enfin. Car, en nombre sont les militants voire les cadres, qui se cherchent encore autant dans leur positionnement que dans les actions à mener sur le terrain. Au point où des compatriotes, dont l'intérêt pour l'art politique est manifeste, ont du mal à saisir la portée de ce silence des corbeaux.
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