En perte de vitesse, depuis le 30 août 2023, et les défaites aux élections législatives et locales qui ont suivi, le Parti démocratique gabonais (PDG) affiche, dès qu'il en a l'occasion, sa ferme volonté d'exister et de continuer à jouer un rôle sur l'échiquier politique national. Dans cette dynamique, conduit par son président Blaise Louembe, il a réitéré, vendredi dernier, son soutien à la politique de Brice Clotaire Oligui Nguema.
Reçu au palais présidentiel le 30 octobre, l’ancien parti au pouvoir a renouvelé son soutien au chef de l’État et salué son choix de privilégier le rassemblement à l’exclusion. "Depuis la libération, nous avons toujours soutenu le président de la République, chef de l'État", a déclaré Blaise Louembe. Si la séquence politique intervient à quelques semaines d’un congrès décisif pour l’avenir de l’ancien parti unique, la démarche place le rassemblement national au coeur de son repositionnement politique.
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Blaise Louembe a rappelé les tensions qui avaient entouré le Dialogue national inclusif, lorsque des voix réclamaient la dissolution du PDG. Pour lui, le choix du président de la République de privilégier le rassemblement plutôt que l’exclusion mérite d’être salué. Au-delà des remerciements, la délégation a porté un message politique : mettre fin à la stigmatisation des acteurs et formations politiques, favoriser l’apaisement et garantir à toutes les sensibilités une place dans la construction nationale.
"Et là, nous allons confirmer notre positionnement à ce soutien", a déclaré Blaise Louembe. Une prise de position qui intervient à quelques semaines du 13e congrès ordinaire du parti, prévu du 27 au 29 novembre prochain. En réponse, Brice Clotaire Oligui Nguema a salué la discipline et le sens des responsabilités du PDG.
Insistant sur les valeurs de dialogue et de paix défendues par feu Omar Bongo Ondimba, il a rappelé que les divergences politiques ne devaient pas devenir des facteurs de division. "Le Gabon n'a pas besoin de division, non !", a martelé le chef de l’Etat. "Omar Bongo Ondimba que j'ai connu de 2003 à sa mort, était un homme simple, humble, tolérant, qui aimait le dialogue, qui aimait la paix. Il nous a gardés pendant 42 ans sans la guerre. Et si on doit bâtir ensemble, on doit bâtir dans la paix", a-t-il ajouté.
La question des biens dits mal acquis s'est également invitée dans les échanges. Le chef de l'État a exprimé le souhait qu'une éventuelle valorisation du patrimoine d’Omar Bongo Ondimba puisse profiter, au peuple gabonais plutôt qu'à l'État français exclusivement.
Le numéro un gabonais a par ailleurs marqué sa disponibilité à accompagner le PDG dans la préparation de son prochain congrès.
Soulignons que cette rencontre n’a pas laissé indifférente, l’opinion (lire ci-contre).
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